Logo du SCFP

Une marche contre Campbell, une marche avec la population de Colombie-Britannique

le 24 février 2002 7 h 00

À l’issue de l’immense manifestation de samedi, peut-être la plus importante de l’histoire de la province, le pointage est : libéraux de Gordon Campbell 0, population de Colombie-Britannique, 25 000 et plus.

D’abord, ils étaient des milliers. Ensuite, ils étaient des dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs, d’étudiantes et d’étudiants, de personnes âgées, d’enfants, d’autochtones, de personnes de tous les milieux de la société. Tout ce monde avait décidé d’affronter le gouvernement le plus résolument anti-population et anti-collectivité qu’on ait connu.

Les membres du SCFP formaient de toute évidence la plus importante délégation de syndicalistes présents à la manifestation – dans l’immense foule on ne distinguait que le bleu du SEH et le framboise du SCFP.

Les membres ont défilé aux côtés de la présidente nationale, Judy Darcy et du secrétaire-trésorier national, Claude Généreux, qui étaient venus d’Ottawa pour participer à la manifestation et témoigner du fait que le Gordon Campbell est finalement encore pire que Mike Harris en Ontario et que Ralph Klein en Alberta.

Des membres de tous les secteurs du SCFP ont fait retentir leur sifflet et ont chanté le slogan bien connu, ‘Hey, hey. Ho, ho. Gordon Campbell doit partir’. Ils se sont mis des autocollants des « Collectivités fortes » les uns sur les autres et ont crié ‘la destitution MAINTENANT’. »

Certains membres portaient un nez de Gordocchio fait sur le modèle de l’affiche créée par le Syndicat des employées et employés d’hôpitaux. D’autres brandissaient l’affiche Gordzilla que le SCFP-C.-B. a fait imprimer, alors que d’autres avaient collé Gordo, la bande dessinée du SCFP-C.-B., sur leur pancarte.

« Je suis ici au même titre que de nombreuses autres personnes des différentes collectivités de la province, a dit le président du SCFP-C.-B. Barry O’Neill à l’immense foule réunie. Et nous ne resterons pas les bras croisés pendant que 77 brutes s’apprêtent à démolir ce que nos parents et nos grands-parents ont bâti au prix de luttes qui ont duré des années. »

« Nous sommes ici pour rappeler à ceux et celles qui ont le privilège d’être au service de la population que nos familles, nos amis, notre voisinage et nos collectivités ne sont pas des biens qui peuvent être vendus au plus offrant », a ajouté Barry O’Neill.

Le président de la Division des soins de santé du SCFP-
C.-B., Fred Muzin, a vertement critiqué le projet du gouvernement Campbell de faire de la Colombie-Britannique une société où il y a « eux » d’un côté et « nous » de l’autre, « eux » étant les nantis et les privilégiés qui gouvernent.

« Nous le peuple sommes ici pour exiger un gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple », a dit Fred Muzin à la foule survoltée à l’issue de la manifestation de 90 minutes.