Margot Young Service de recherche du SCFP

Renforcer les liens avec nos membres

L’objectif du projet Ensemble pour un monde plus juste est de renforcer le SCFP en expliquant aux membres ce que l’appartenance à notre syndicat leur procure. Ce projet permet de développer les compétences des membres et, ainsi, de contribuer au renouvellement de notre syndicat. Ce projet offre à nos membres des occasions de comprendre les enjeux, de se mobiliser et de participer aux campagnes locales, régionales et nationales du SCFP.

Le sondage mené auprès des membres du SCFP nous apprend des choses éclairantes sur la façon dont nous communiquons avec nos membres. Nous avons été heureux d’apprendre qu’une majorité de membres ont participé d’une façon ou d’une autre aux activités syndicales au cours de la dernière année. Nous avons aussi appris que la parti­cipation est plus élevée chez les membres bénéficiant de la sécurité d’emploi. Nous savons aussi que nos membres plus âgés et mieux rémunérés sont plus susceptibles de participer à la vie syndicale, tout comme les hommes et les membres non-racisés. À nous maintenant de trouver des façons de tisser des liens encore plus forts avec l’ensemble de nos membres et d’accroître la participation syndicale.

Nos membres reçoivent de l’information de leur syndicat de nombreuses manières. Soixante-trois pour cent des répondants disent puiser leur information d’une des publications du SCFP. Les babillards, le courriel et les conversations individuelles sont les autres modes de communication mentionnés par les membres sondés. Moins de 40 pour cent des répondants ont visité un site Internet du SCFP, tandis que 13 pour cent d’entre eux suivent le compte Facebook ou Twitter du SCFP. Il est important de suivre l’évolution des habitudes des membres en matière de communication dans le temps. Elles risquent en effet de changer car la composition démographique de notre base se modifie aussi. 

Résultats du sondage des membres selon les secteurs

Le sondage révèle que les femmes, les membres racisés et les jeunes syndi­qués sont plus susceptibles d’occuper un emploi précaire. Une analyse plus poussée des résultats relatifs à l’égalité est disponible au scfp.ca.

En utilisant l’index du travail précaire élaboré par le PEPSO (Poverty and Employment Precarity in Southern Ontario Survey), notre sondage a fait ressor­tir d’importantes diffé­rences entre les secteurs. Dans l’ensemble, les membres occupant un emploi « sûr » ou « stable » sont plus susceptibles de travailler dans le secteur des communications, les services d’électricité et d’eau ou le secteur municipal. Les membres œuvrant dans le transport aérien, la santé ou les services sociaux sont plus susceptibles d’occuper un emploi « vulnérable » ou « précaire ». C’est dans le secteur hospitalier, les soins de longue durée, les bibliothèques et le secteur postsecondaire qu’on remarque le plus haut ratio de travail précaire. Les employés du secteur scolaire se distribuent entre les catégories « sûr », « stable » et « vulnérable », avec un pourcentage plus faible dans la catégorie « précaire ».

Les différences dans les conditions de travail révélées par le sondage, nous aideront à adapter nos stra­tégies de négociation pour améliorer ces conditions.

Près des deux tiers des répondants ont un emploi permanent à temps plein. Pour cette catégorie d’emploi, les communications et les services d’électricité et d’eau obtiennent les pourcentages les plus élevés. Le secteur postsecondaire enregistre le pourcentage le plus bas, soit 23 pour cent. Les membres de ce secteur sont aussi moins susceptibles de béné­fi­cier d’un régime de retraite et d’avantages sociaux. Enfin, ces membres sont plus susceptibles de travailler pour plus d’un employeur.

Les employés de bibliothèque ont le plus haut ratio d’emplois permanents à temps partiel, soit 46 pour cent, alors que la moyenne des secteurs est de 14 pour cent. Nos membres dans ce secteur sont moins susceptibles de bénéficier de congés de maladie. Les syndiqués du secteur du transport aérien sont les plus susceptibles de travailler sur appel. De plus, ils sont les plus nombreux, en pourcentage, à craindre une réduction de leur horaire de travail d’ici six mois.

Vingt-deux pour cent de nos membres disent que leur revenu varie beaucoup ou un peu. Ce ratio atteint un sommet chez les employés d’hôpitaux, soit 30 pour cent. Nos membres du secteur de la santé et des services sociaux sont les moins susceptibles de connaître leur horaire à l’avance. C’est dans le secteur des soins de longue durée qu’on trouve le plus d’employés occasionnels ou sur appel. Quant à la crainte de défendre ses droits au travail, elle est plus forte dans les secteurs du transport aérien, des soins de longue durée et des bibliothèques publiques.

Les syndiqués sont mieux rémunérés et plus susceptibles de bénéficier d’avantages sociaux qui facilitent l’équilibre travail-famille, mais la bataille est loin d’être terminée. Nous constatons par exemple des taux importants de travail précaire au sein de notre effectif. En savoir plus à propos des salaires et des conditions de nos membres nous permettra de modifier nos approches pour venir en aide à tous nos membres dans tous les secteurs. Nous devons aussi poursuivre le combat pour améliorer le sort de tous les travailleurs. 

SurveyLa méthodologie 

En 2014, le SCFP a mené son tout premier sondage exhaustif auprès de ses membres. L’objectif était d’avoir un portrait plus précis de la démographie du syndicat, de la diversité des membres et de la prévalence du travail précaire dans nos rangs. Près de 3000 membres de toutes les régions et de tous les secteurs ont été sondés au téléphone.

Le SCFP a travaillé de concert avec une firme de sondage reconnue pour élaborer une méthodologie fiable et constituer un échantillon représentatif. Les répondants ont été choisis au hasard parmi plus de 80 000 membres représentant chaque province, chaque secteur et les sections locales de toutes tailles.

En raison de la grosseur de l’échantillon, les résultats obtenus sont fiables et nous révèlent beaucoup de choses.

Nous avons réparti nos membres en quatre catégories selon le degré de précarité de leur emploi. Les emplois le plus précaires n’offrent pas la sécurité d’emploi et les avantages sociaux habituellement associés aux relations d’emploi plus traditionnelles. La précarité a des répercussions concrètes sur le bien-être économique des travailleurs, mais elle peut aussi affecter leur vie sociale, communautaire et familiale