UN womenCOMMISSION DE LA CONDITIONMININE DES NATIONS UNIES

Après 20 ans d’existence, le Programme d’action de Beijing sur l’égalité des femmes et les droits de la personne a été révisé en 2015. Des représentantes du SCFP et des femmes syndicalistes de partout dans le monde ont participé en mars à la rencontre de la Commission de la condition féminine des Nations Unies à New York. Elles faisaient partie de la délégation de la Confédération syndicale internationale (CSI).

Les déléguées ont contesté la décision de la Commission de conclure un partenariat avec la société américaine Uber qui exploite un réseau international de transport par application mobile. Ce partenariat stratégique visait à multiplier les opportunités économiques des femmes, la multinationale s’étant engagée à créer un million d’emplois de chauffeuses d’ici 2020.

Pour la délégation syndicale, la création d’un million d’emplois précaires et officieux chez Uber ne contribue pas à accroître le pouvoir économique des femmes. Ce partenariat illustre exactement le type d’inégalité structurelle que combattent les femmes depuis des dizaines d’années sur le marché  du travail. Les femmes ont besoin de bons emplois stables, avec un salaire et des avantages sociaux décents. Cette position a d’ailleurs prévalu.

À la suite de l’intervention des déléguées du milieu syndical, la Commission a décidé d’annuler ce partenariat.

La coprésidente du Comité national des femmes, Sheryl Burns, et la directrice de l’égalité, Elizabeth Dandy, représentaient le SCFP à cette rencontre.

SOMMET SUR LE COMMERCE

Lors de la rencontre organisée par l’Internationale des services publics (ISP) en septembre 2014, des syndicats et des groupes favorables au commerce équitable ont débattu de la menace que représentent les négociations commerciales multinationales pour le secteur public et la démocratie.

L’ISP et le réseau Notre monde n’est pas à vendre (OWINFS) ont publié un rapport sur l’Accord sur le commerce des services (ACS) intitulé Les vrais bons  amis de l’accord des entreprises transnationales. On y discute de la réglementation qui sous-tend l’ACS et de la déréglementation irréversible qu’elle impose dans des secteurs comme la santé, l’éducation, les services financiers, le partage des données et les communications.

SYMPOSIUM SUR LA QUALITÉ DES SERVICES PUBLICS ET LELE DES SYNDICATS ORGANISÉ PAR LA CONFÉDÉRATION SYNDICALE JAPONAISE

La Confédération syndicale japonaise (RENGO) a demandé au Congrès du travail du Canada (CTC) d’envoyer un représentant pour participer à un symposium à Tokyo en février 2015. Le CTC a demandé au SCFP s’il était possible d’envoyer un de ses experts pour discuter du rôle des syndicats dans la prestation de services publics de qualité. Les syndicats japonais souhaitaient aussi échanger des renseignements et partager des expériences quant à l’application des normes du travail internationales pour les employés du secteur public.

Le recherchiste du SCFP, Keith Reynolds, a participé au symposium. Il a présenté un rapport sur la situation dans le secteur public canadien. Il a notamment souligné les efforts menés par les syndicats canadiens pour protéger les services publics contre les compressions et la privatisation.

Fondée en 1989, RENGO est une centrale qui réunit les syndicats des secteurs public et privé. Elle représente 6,75 millions de travailleurs japonais, soit environ 12 pour cent de la main-d’œuvre nationale. Au Japon, plus de 80 pour cent des travailleurs ne sont pas syndiqués.

RENGO met de l’avant une vision en cinq points d’une « société solide fondée sur le travail » : l’éducation permanente, un nouveau système de garderies, des services d’introduction au marché du travail, la formation professionnelle pour les chômeurs et le soutien aux aînés.

2014 World Pride ParadeWORLDPRIDE 2014

En juillet 2014, Toronto accueillait la conférence WorldPride sur les droits de la personne. Il s’agissait de la quatrième édition de cet événement et une première pour l’Amérique du Nord.

Cette conférence a attiré plus de 400 militants, pédagogues, chercheurs et décideurs d’une cinquantaine de pays. Ces participants ont partagé leurs expériences. Ils ont aussi célébré leurs victoires, fait le point sur  les luttes à venir et discuté de stratégies pour faire changer les choses à l’échelle locale, régionale, nationale et mondiale.

La délégation du SCFP se composait de trois membres du Comité Triangle rose, soit Julie Van Tassell (section locale 3885, Nouvelle-Écosse), Lorenzo Dufrane (section locale 998, Manitoba), la représentante des transsexuels et des transgenres Audrey Gauthier (section locale 4041, Québec), ainsi que de la conseillère en égalité pour la région des Maritimes, Wendy Johnson.

Parmi les faits saillants de cette conférence, mentionnons les présentations sur les effets de la colonisation sur les personnes bispirituelles au Canada et le militantisme des jeunes bispirituels. Le terme « bispirituel » décrit une personne autochtone qui s’identifie comme gay, lesbienne ou transgenre. D’autres sujets ont aussi alimenté les discussions comme le pouvoir du boycottage et de l’organisation de base dans le secteur hôtelier, la lutte internationale contre la criminalisation du VIH, la situation des réfugiés LGBT au Canada, le vieillissement, la santé et les besoins sociaux, le rôle des défilés de la Fierté dans la sensibilisation mondiale, l’asexualité dans l’éducation sexuelle et  les droits des trans dans les pays asiatiques.

L’événement qui a duré dix jours s’est conclu par un gigantesque défilé dans les rues de Toronto.

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE

Avec raison, une alliance entre le milieu syndical, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale semble impossible. Or, grâce à des rencontres bisannuelles et aux efforts constants de la Confédération syndicale internationale (CSI) et des Fédérations syndicales internationales (FSI), on a assisté à un léger changement d’attitude dans certains dossiers clés, soit la fiscalité, l’égalité et l’importance des services publics.

Au sein de la délégation de l’Internationale des services publics, le SCFP a assisté aux réunions bisannuelles de haut niveau tenues en février entre la CSI, les FSI et les représentants du FMI et de la Banque mondiale.

Le dialogue amorcé a ouvert la voie à des travaux de recherche et des déclarations de la part du FMI et de la Banque mondiale à propos des répercussions économiques négatives de l’accroissement des inégalités, de l’importance des investissements publics et de la croissance salariale, du rôle positif des syndicats, ainsi que des avantages du salaire minimum et des normes du travail.

Nos opinions diffèrent encore sur plusieurs éléments fondamentaux, mais il arrive que nos efforts portent des fruits et que ces organisations influentes modifient leur point de vue.