Stephen Elliott-Buckley | Service de recherche

Depuis douze ans, les soins de longue durée offerts aux aînés de la Colombie-Britannique se détériorent. Le déclin a commencé en 2001,  avec l’élection d’un gouvernement libéral de droite. Depuis, les Libéraux sont en guerre contre le secteur public. Ils ont renié leurs promes­ses en matière de soins aux aînés en réduisant le niveau d’emploi des infirmières, des infirmières auxiliaires et des préposés aux bénéficiaires offrant les soins directs en établissement.

Depuis douze ans, les soins de longue durée offerts aux aînés de la Colombie-Britannique se détériorent. Le déclin a commencé en 2001,  avec l’élection d’un gouvernement libéral de droite. Depuis, les Libéraux sont en guerre contre le secteur public. Ils ont renié leurs promes­ses en matière de soins aux aînés en réduisant le niveau d’emploi des infirmières, des infirmières auxiliaires et des préposés aux bénéficiaires offrant les soins directs en établissement.

Les Libéraux avaient promis d’ajouter 5000 lits sans but lucratif pour les soins en établissement d’ici 2006. Ils ont plutôt fermé 804 lits entre 2001 et 2008. À la place, ils ont créé 4393 places en aide à la vie autonome. Elles offrent moins de soutien et requièrent moins de personnel. En 2010, le gouvernement libéral a continué à saper les soins de santé offerts aux aînés en faisant passer
le tarif des soins en établissement de 70 à 80 pour cent du revenu après impôts. Le gouvernement a prétendu que cette mesure était nécessaire pour augmenter les heures de soins. Or, seuls les préposés qui font le ménage et qui distribuent les repas  ont vu leurs heures augmenter. En plus, des patients monopolisent des lits dans les hôpitaux de la province, alors qu’ils ont besoin des soins offerts en établissement de soins de longue durée. Les soins offerts à ces patients coûtent de quatre à six fois plus cher à l’hôpital qu’en établissement de soins de longue durée.

Mais la pire menace aux soins des aînés vient de la privatisation. Elle connaît une hausse fulgurante en Colombie-Britannique. En 2000, 24,4 pour cent des lits en établissement étaient au privé. En 2008, cette proportion était de 30,9 pour cent et elle continue de croître.

Selon une recherche américaine exhaustive menée dans plus de 5000 établissements, la dotation requise pour maintenir le niveau de soins est de 4,1 heures de soins directs par résident par jour. Pour améliorer la qualité de vie des résidents, ce niveau doit être de 4,5 heures de soins directs par résident par jour. Presqu’aucun établissement n’atteint la norme minimale. En fait, le niveau de soins moyen est de beaucoup inférieur à ce seuil. Pour l’exercice financier 2008-2009, il était de 2,81  heures de soins directs par résident par jour à l’échelle de la province. Les établissements publics affichaient toutefois les niveaux les plus élevés.

Afin d’améliorer l’accès aux soins de longue durée et de négocier de meilleures conditions de travail, le service de recherche du SCFP s’intéresse aux questions suivantes:

  • Combien y a-t-il de lits de soins de longue durée au Canada? Combien dans le réseau public? Combien dans des établissements sans but lucratif ou à but lucratif? Quel est le coût par jour pour ces différents établissements?
  • Quelle est la variation du niveau demploi à travers le pays et d’un type détablissement à l’autre? Combien détablissements ont recours à la sous-traitance?
  • Combien y a-t-il de lits de soins en fin de vie subventionnés dans chaque province? Est-ce suffisant?