Education sector council meeting

Les syndiqués SCFP de l’éducation partagent leurs stratégies face aux menaces communes

Toronto, du 6 au 9 octobre 2014

Les syndiqués SCFP de l’éducation se sont rassemblés, dans le cadre du Conseil national des secteurs du SCFP, pour partager renseignements et stratégies en matière de négociation et de mobilisation.

Nos membres du secteur de l’éducation ont discuté ensemble de structures de négociation. Dans certaines provinces, les syndiqués ont adopté une structure centralisée. Ailleurs, nos membres commencent à s’intéresser au concept d’une négociation provinciale. Enfin, dans une poignée de provinces, nos membres ont choisi de ne pas s’engager dans cette voie pour l’instant.

Quant aux stratégies de mobilisation, elles varient d’un océan à l’autre, à cause surtout des lois provinciales. À certains endroits, il faut formuler une demande auprès du ministère du Travail avant de pouvoir tenir un scrutin de grève. Ailleurs, on peut se mobiliser entièrement avant même d’entamer les négociations. Plusieurs provinces mettent ce dernier modèle de l’avant.

Des membres des quatre coins du pays ont discuté de plusieurs dossiers chauds en éducation, comme la recrudescence des postes à temps partiel sans avantages sociaux, les formules de financement, le perfectionnement financé par l’employeur, la sous-traitance, l’intimidation et la violence au travail, les mises à pied, la réduction du nombre de jours de travail dans une année scolaire, l’intéressement et le désintéressement de la base, les problèmes des jeunes travailleurs, les termes employés dans la convention, le travail non rémunéré, la charge de travail, la consolidation des régimes de retraite et les conditions inégales entre personnel de soutien et personnel enseignant.

Les travailleurs constatent le même effritement des conditions de travail, les mêmes coupes et les mêmes pressions. Ils ont mis en commun stratégies de négociation et de mobilisation, clauses de convention collective et bons coups. Deux exemples sont ressortis du lot :

  • On demande de plus en plus aux aides-éducatrices (AE) de prodiguer des soins de santé, qu’il s’agisse d’insérer un cathéter, une sonde d’alimentation, des aiguilles ou une succion. Certaines AE sont outillées pour faire ces tâches, mais elles sont rares. Parmi les autres, quelques-unes prennent leur courage à deux mains et refusent d’effectuer ces tâches, déposent des griefs et soulèvent la question à la table des négociations.
  • Le nombre de jours de travail dans l’année scolaire diminue. En Colombie-Britannique, certains syndiqués ont fait inclure dans leur convention collective centrale un article qui interdit cette pratique. Quelques sections locales britanno-colombiennes recommandent l’adoption du modèle de négociation provinciale afin de généraliser cette interdiction.

D’un océan à l’autre, les régimes de retraite à prestations déterminées s’effritent; on cherche à pousser nos membres à adopter un modèle à cotisations déterminées ou à risque partagé. Une syndiquée a encouragé les sections locales à « inclure un jeune dans le comité du régime de retraite, pour que celui-ci saisisse l’importance d’un régime à prestations déterminées dès le début de sa carrière ».

Album photo : Réunion du Conseil sectoriel de l’éducation