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L’Alberta étend la portée de son PPP scolaire, malgré ses lacunes

le 31 janvier 2008 8 h 04
 
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Le gouvernement conservateur a annoncé aujourd’hui son intention de faire construire 14 nouvelles écoles à Edmonton et à Calgary dans le cadre d’une entente de partenariat public-privé.

Cette annonce suit d’à peine deux semaines la publication d’un important document de recherche qui prouve que ces accords de PPP coûtent plus cher qu’un modèle public. Le rapport, qui s’intitule Doing The Math: Why P3s for Alberta Schools Don’t Add Up, explique que la décision de privatiser le financement de ces écoles ne fait aucun sens sur le plan fiscal puisque le gouvernement – en dilapidant les taux d’emprunt offerts à la province de l’Alberta – gaspille des actifs qui pourraient permettre la construction d’un nombre encore plus élevé d’écoles.

Lorsque les médias ont communiqué avec lui concernant ce rapport, le ministre de l’Éducation a déclaré publiquement qu’il n’avait pas l’intention de le lire. Aujourd’hui, il a déclaré ceci : « Notre gouvernement a la responsabilité de veiller à ce que tout accord de partenariat ne soit conclu qu’au terme d’une considération attentive et dans les meilleurs intérêts des étudiants et des contribuables. »

« Nous osons espérer que le ministre Liepert est sincère lorsqu’il reconnaît la responsabilité de son gouvernement de veiller à ce que ces accords soient dans les meilleurs intérêts des étudiants et des contribuables, de commenter le président du SCFP-Alberta, D’Arcy Lanovaz. Le cas échéant, nous nous ferons un très grand plaisir de lui transmettre une autre copie de notre rapport. »

Le rapport, fruit du travail du réputé chercheur Hugh MacKenzie, se trouvera sous peu entre les mains de tous les commissaires scolaires de la province.

« Le SCFP représente près de 8000 travailleurs et travailleuses du secteur de l’éducation dans cette province, de poursuivre M. Lanovaz. De plus, nous habitons et travaillons dans les collectivités touchées par la crise du financement de l’infrastructure. Nous sommes bien sensibilisés au besoin urgent de nouveaux établissements d’enseignement. Toutefois, l’urgence ne justifie pas la décision d’aller de l’avant avec un accord s’étant déjà traduit par le report de la construction de nouvelles écoles depuis plus d’un an. »