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Deuxième semaine de grève pour le SCFP 1975

le 13 novembre 2007 9 h 03
 
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Les membres de la section locale 1975 du SCFP ont mis fin à leur première semaine complète de grève en organisant un rassemblement à Saskatoon, le 9 novembre.

Plus de 2 400 membres de la section locale 1975 du SCFP de l’Université de la Saskatchewan et de l’Université de Regina ont entamé une grève totale le 2 novembre.

De nombreux conférenciers ont loué les membres de la section locale 1975 du SCFP pour leur courage et critiqué l’administration de l’université pour son manque de respect à l’égard de son personnel et ses mauvaises relations de travail.

Paul Moist, président national du SCFP, a félicité les membres de la section locale 1975 pour leur fermeté face à l’employer et leur a promis l’appui total de leur syndicat – le plus grand au pays.

« Au SCFP, nous disons toujours que si quelqu’un s’en prend à l’un d’entre nous, c’est tout le syndicat qu’il devra affronter », a-t-il déclaré à la foule compacte de membres, de professeurs, d’étudiants et de sympathisants de la communauté.

Paul Moist a incité la porte-parole de l’équipe de négociation de l’employeur, Barb Daigle, à ne pas se borner à commenter le conflit. Soulignant que Mme Daigle gagne plus de 169 000 $ par année, M. Moist a affirmé qu’il était temps qu’elle s’assoie à la table de négociation et qu’elle contribue à conclure un règlement équitable.

Il a demandé aux grévistes de se serrer les coudes et de demeurer forts.

Claire Card, professeure et porte-parole du groupe spécial des universitaires intéressés, a fait savoir à la foule de plus de 2 000 personnes qu’elle était impressionnée par la section locale 1975 du SCFP.

Quelques jours avant le rassemblement, le groupe spécial avait fait circuler une pétition invitant le conseil d’administration de l’université à ordonner à son équipe de négociation de revenir négocier « de bonne foi » et de régler le litige.

Mme Card a expliqué à la foule que la pétition demande également au conseil d’entreprendre un examen externe indépendant des relations de travail à l’université. « La grève de la section locale 1975 du SCFP indique clairement qu’il existe de sérieux problèmes à ce chapitre », a-t-elle souligné.

Même si presque tous les départements de l’université ont récemment été soumis à un examen du rendement, « la seule unité qui semble avoir été oubliée dans le processus d’examen est l’administration de l’université, qui comprend les ressources humaines, a rappelé Mme Card, suscitant les applaudissements des manifestants. Il est maintenant temps que cet examen ait lieu. »

Linda Reiber, animatrice du rassemblement et membre du comité de négociation, a remercié les étudiants, les professeurs et l’ensemble de la communauté pour leur soutien.

« Votre solidarité est vraiment importante pour nous. Elle consolide nos piquets de grève. Elle nous remonte le moral. Et elle nous confirme que nous méritons une convention collective équitable. »