En août 2012, le Comité de solidarité internationale du SCFP-Ontario a participé à un rassemblement organisé en solidarité avec les mineurs sudafricains à Toronto.

Les militants se sont réunis devant le consulat d’Afrique du Sud pour condamner le massacre de plus de 45 mineurs en grève à la mine de platine de Marikana, près de Rustenburg en Afrique du Sud. Le 16 août 2012, la police a ouvert le feu sur des milliers de grévistes de cette mine, tuant plus de 45 travailleurs. Des douzaines d’autres ont été blessés ou arrêtés. La mine appartient à la Lonmin Corporation du Royaume-Uni, le troisième plus gros producteur de platine au monde.

Les travailleurs étaient en grève pour améliorer leurs conditions de travail et leur rémunération. Le Comité pour la justice mondiale du SCFP-Manitoba s’est associé avec des ONG, des groupes communautaires et des individus pour souligner la Journée mondiale de lutte contre le sida en 2012. Le thème de cette année, Bridging the Gaps (Combler les écarts), portait sur les moyens à prendre pour répondre aux besoins en matière de dépistage, de services et de ressources. Une activité offerte en soirée proposait un exposé multimédia communautaire expliquant de quelle façon le problème du sida est abordé au Manitoba et ailleurs dans le monde.

De nombreux partenaires ont contribué au succès de l’événement : le Centre de santé communautaire Nine Circles, le Comité pour la justice mondiale du SCFP-Manitoba, les Personnes bispitiruelles du Manitoba, l’Assemblée des chefs du Manitoba, l’Équipe de prévention 595, le Centre de ressources arc-en-ciel, le Groupe de travail sur le sida des Premières Nations du Manitoba (MFNAWG), Focus Africa, Grands ‘n’ More, le Centre de ressources pour l’éducation sexuelle (CRES) et Klinic.

Le Congrès du travail du Canada (CTC) et plusieurs syndicats nationaux ont profité de la Journée internationale des droits de la personne pour se joindre à des groupes de défense des libertés civiles et exiger du gouvernement canadien qu’il respecte ses obligations en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés et des lois internationales et qu’il libère immédiatement les « trois hommes » et toutes les autres personnes détenues en vertu de certificats de sécurité. Ces trois hommes, Mahmoud Jaballah, Mohamed Harkat et Mohammad Mahjoub, sont détenus et assignés à résidence au Canada depuis plus de 10 ans en vertu de certificats de sécurité. Ils ne sont accusés d’aucun crime.

Un certificat de sécurité est un outil juridique qui permet au gouvernement canadien de détenir et de déporter des résidents permanents ou des étrangers qui sont considérés comme des menaces à la sécurité en se basant sur des preuves que ni les accusés, ni leurs avocats n’ont le droit de voir. À une activité organisée par le SCFP à Saskatoon des groupes de défense des travailleurs, des réfugiés et de la paix ont écrit une lettre conjointe au premier ministre Harper pour lui faire part de leur colère devant le traitement réservé aux immigrants. Margarita Lopez, présidente de SINTRACUAVALLE, un syndicat de travailleurs des eaux de Colombie, a assisté aux congrès des divisions du SCFP-Nouvelle-Écosse et du SCFP Terre-Neuve-et-Labrador en mai 2013.

La consoeur Lopez était accompagnée par la consoeur Barbara Wood, directrice exécu- tive de CoDevelopment Canada et membre de la section locale 1004 du SCFP. Le SCFP-Nouvelle-Écosse et le Comité pour la justice mondiale de la Nouvelle-Écosse ont élaboré un projet avec SINTRACUAVALLE pour appuyer une campagne d’éducation et de mobilisation citoyenne visant à s’opposer à la privatisation du secteur des eaux en Colombie.

Dans un geste de solidarité internationale, le Comité pour la justice mondiale du SCFPNouveau- Brunswick a amorcé une campagne de rédaction de lettres en appui à la prisonnière politique philippine Charity Dino. Mme Dino est une enseignante qui montrait aux fermiers paysans à lire et à écrire avant sa détention injustifiée en 2009. Au moment de son arrestation, elle préparait des gens à participer aux activités de la Semaine des paysans pauvres dans la région où elle travaillait.