David Jacks | Service des communications du SCFP
 
Si vous demandez à Lori Schroen quel est le lien entre la lutte pour des services de garde à l’enfance et le travail des syndicats, sa réponse est simple : si vous avez de bons services de garde à l’enfance, vous aurez un meilleur milieu de travail.
Militante depuis 35 ans, Lori est impliquée à fond dans son travail et dans sa communauté. Travailleuse de garderie le jour et étu­diante en éducation de la petite enfance le soir, elle est bien consciente des inégalités existantes dans le domaine des services de garde à l’enfance. « J’ai commencé à constater certaines injustices dans la façon dont le personnel des garderies était traité. En tant que membres du personnel, nous avons vite réalisé que nous devions unir nos forces pour améliorer nos salaires de misère et nos piètres conditions de travail », a expliqué Mme Schroen.
 
D’abord déléguée syndicale, puis présidente de la section locale 1543 du SCFP à la garderie Fort Rouge Coop de Winnipeg, elle a vécu tous les défis auxquels font face les éducatrices de la petite enfance. À propos du lock-out de 1995 à la garderie, elle se souvient que des membres du SCFP d’autres secteurs sont venus appuyer leur piquet de trois personnes. « J’ai été extrêmement touchée par cet appui », a souligné Mme Schroen.

En plus de son travail au syndicat, Lori Schroen a joué un rôle actif au sein de la Coalition des services de garde à l’enfance du Manitoba. Elle a aussi été à l’avant-scène du mouvement de revendication pancanadien en faveur d’un programme national de garde à l’enfance. « Les listes d’attente sont un immense problème pour les parents. Nous devons forcer le gouver­nement à prendre la question au sérieux. Les parents, les travailleurs et les collectivités toutes entières doivent faire leur part », a déclaré Mme Schroen.

La collaboration avec des coalitions et des associations communautaires a stimulé la lutte pour de meilleurs services de garde à l’enfance. Pour Lori Schroen, c’est ce qui donne de la force au mouvement. « En ce moment, les choses bougent, nous travaillons ensemble et les gens sont optimistes », a-t-elle affirmé. 

« La façon de penser évolue et il est tout à fait possible de gagner ce combat », a conclu Mme Schroen.