La richesse détenue par les 85 personnes les plus riches du monde et la richesse partagée par les 3,5 milliards d’humains les plus pauvres sont équivalentes. Dans ce dernier cas, on parle de la moitié de la population mondiale!

Ces chiffres alarmants sont tirés de En finir avec les inégalités extrêmes, un rapport qu’Oxfam a distribué lors du Forum économique mondial (FEM) à Davos en Suisse. Le FEM, le congrès annuel qui réunit les plus puissants et les plus riches du monde, a d’ailleurs lui-même reconnu que l’accroissement des inégalités et le chômage persistant sont deux des trois principales menaces mondiales de la prochaine année.

Selon le rapport, l’«accroissement des inégalités engendre un cercle vicieux dans lequel la richesse et le pouvoir se concentrent de plus en plus entre les mains d’une minorité ne laissant que des miettes aux autres».

Il peut sembler étrange que les économistes accordent peu d’attention à la distribution des capitaux et de la richesse dans un système appelé le capitalisme, mais tragiquement, c’est souvent la norme. Les statistiques sur le partage de la richesse et les inégalités ne sont pas compilées à toutes les années au Canada. Les données disponibles, les résultats de l’Enquête sur la sécurité financière de 2012 par exemple,  montrent que la concentration de la richesse va en augmentant.

Le rapport d’Oxfam souligne que les inégalités croissantes minent les institutions politiques et empêchent l’adoption de mesures qui favorisent à la fois la croissance économique et la réduction de la pauvreté dans le monde.

Pour régler ce problème, Oxfam propose notamment l’instauration d’un impôt progressif sur les revenus et la richesse, l’adoption de mesures s’attaquant au secret bancaire et à l’évasion fiscale, des salaires décents pour tous les travailleurs, l’élargissement des services publics et l’élimination des obstacles à l’égalité pour les femmes.

Vous pouvez lire le rapport à oxfam.ca