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REGINA Selon les renseignements obtenus par Regina Water Watch auprès de la Ville de Regina en vertu de la loi d’accès à l’information, la campagne municipale pour le non dans le cadre du référendum sur l’usine de traitement des eaux usées a dépassé de 20 pour cent le budget fixé à 340 000 $, pour un coût total de 408 594,96 $.

« Ce ne sera que le début d’une litanie de dépassements de coûts, puisque la ville a décidé d’aller de l’avant avec ce PPP, prévient Florence Stratton de Regina Water Watch. Nous craignons que les Réginois trouvent les 30 prochaines années longues et coûteuses. »

Selon des déclarations de la directrice des communications de la ville, Deb McEwen remontant en août dernier, le financement de la campagne du non provenait du budget municipal consacré à la mise à niveau de l’usine de traitement des eaux usées. Ainsi, le projet de privatisation de l’usine a connu son premier dépassement de coût avant même qu’on ait choisi le consortium qui exploitera l’usine.

À la mi-octobre, la Ville de Regina a révélé que le coût total de la tenue du référendum s’est élevé à 356 000 $, soit bien moins que les 550 000 $ qu’avait puisé le conseil municipal dans le fonds de réserve général, en août, pour l’organiser. Le budget de communications non partisanes était de 100 000 $ à 120 000 $, mais la Ville y a consacré moins de 80 000 $.

« Non seulement la Ville de Regina avait budgété trois fois plus d’argent des contribuables pour dire aux citoyens de quel bord voter que pour leur dire où aller voter, poursuit Mme Stratton, mais elle a dépassé largement le budget qu’elle s’était fixé sans faire approuver ce dépassement par le conseil. C’est un triste jour pour la démocratie : la Ville a dépensé 50 000 $ de plus dans sa campagne de demi-vérités qu’elle en a consacré à la tenue du référendum. Cet argent aurait dû servir à installer des bureaux de vote dans les résidences pour personnes âgées et à communiquer à tous les citoyens l’emplacement de leur bureau de vote, chose dont la Ville n’avait pas les moyens, à en croire le maire. »

En tout, la campagne pour le non a dépensé presque trois fois plus d’argent que Regina Water Watch, qui militait pour maintenir le statut public de l’usine de traitement. En outre, la Chambre de commerce de Regina et région a investi environ 130 000 $ dans la campagne du conseil municipal. D’autres organisations (dont l’Association des constructeurs de maison de Regina et région, la Chambre de commerce de Saskatoon, l’Association des constructeurs de maisons de Saskatoon et l’Association des gens d’affaires de North Saskatoon) ont fait de même, sans dévoiler publiquement les sommes qu’elles ont consacrées à la publicité pendant la campagne. Le Syndicat canadien de la fonction publique a déclaré avoir investi 180 000 $ dans la campagne du oui.

 

Contact :

Florence Stratton
Regina Water Watch
306-522-2310