Message d'avertissement

Attention : cette page est tirée de nos archives. Il se pourrait que notre site Internet contienne des informations plus récentes sur ce sujet. Pour le savoir, utilisez notre moteur de recherche.

Cette lettre a été écrite par le président national du SCFP, Paul Moist, en réplique à l’étude de l’Institut Fraser intitulée» RRSPs and an expanded Canada Pension Plan» (Les REER et la bonification du Régime de pensions du Canada).
  

Le rapport de l’Institut Fraser portant sur le Régime de pension du Canada ne tient pas compte d’un élément très important : pratiquement tous les travailleurs canadiens contribuent au RPC; or moins d’un contribuable sur quatre cotise à un REÉR.

L’étude convient que le REÉR est principalement utilisé par les Canadiens à revenu élevé. Les Canadiens à revenu élevé ne sont cependant pas aux prises avec l’incertitude de la retraite. Les travailleurs de la classe moyenne ou à faible revenu qui ne sont pas en mesure d’épargner suffisamment pour leur retraite font face à cette situation. Élargir le RPC se veut le meilleur moyen de répondre aux besoins de retraite de tous les Canadiens.

L’information la plus éloquente à retenir de ce rapport est que l’Institut Fraser ne va jamais jusqu’à dire qu’un RPC élargi serait une mauvaise mesure. On y laisse même entendre « qu’il pourrait y avoir des avantages à étendre de façon obligatoire la portée du RPC ».

Il existe beaucoup plus d’avantages que de coûts à élargir le RPC. Les Canadiens payent souvent des frais de gestion de fonds de placement élevés avec leur REÉR alors que le RPC offre des frais de gestion très bas. Ceci fait en sorte qu’un montant plus élevé des contributions payées est utilisé pour financer directement la retraite.

Le RPC fournit aussi des bénéfices sûrs et définis ce qui s’avère crucial pour une planification financière efficace à long terme. Les REÉR n’offrent pas ce même avantage. De plus, les fonds versés dans un REÉR sont très souvent retirés et dépensés avant l’âge de la retraite alors que les fonds du RPC continuent d’être immobilisés jusqu’à la retraite.

Même avec un RPC élargi, les mécanismes d’épargne volontaire comme le REÉR continueront de n’être accessible qu’aux personnes à revenu élevé qui épargnent plus d’argent que la classe moyenne et les personnes à faible revenu.

Un élargissement modeste et graduel du Régime de pension du Canada se veut la meilleure façon d’assurer la sécurité de la retraite pour l’ensemble des Canadiens.


 Cordialement,

Paul Moist
Président national
Syndicat canadien de la fonction publique