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BURNABY, C.-B. - Hier, les espoirs d’avancées à la table des négociations se sont évanouis, lorsque l’université Simon Fraser (SFU) a offert à ses syndiqués SCFP des hausses salariales correspondant au quart des hausses obtenues par leurs collègues des autres universités britanno-colombiennes. Les employés de soutien de la SFU sont sans convention collective depuis plus de trois ans.

L’offre jugée « insultante » consiste en une augmentation de salaire de 0,5 pour cent dans les deux dernières années d’un contrat de quatre ans. La SFU l’a présenté à sa première séance de négociation en six mois avec le SCFP 3338. L’université a employé ces six mois à contester, en vain, un jugement de la commission des relations de travail de la C.-B. (la BC Labour Relations Board ou BCLRB), selon lequel elle négocie de mauvaise foi. La BCLRB appuie principalement ce jugement de pratique déloyale sur l’insistance de la SFU à lier son régime de retraite multipartite malmené aux négociations contractuelles avec le SCFP.

La SFU est le seul établissement postsecondaire public en Colombie-Britannique à n’avoir toujours pas renouvelé la convention collective de ses syndiqués SCFP. La norme sectorielle consiste en une modeste augmentation des salaires de 0-0-2-2 pour cent sans concession (les zéros des deux premières années correspondant au mandat « zéro net » imposé à la fonction publique par les Libéraux provinciaux).

Hier, à la table de négociations, le directeur général des ressources humaines à la SFU, Dario Nonis, a admis que si l’offre salariale était si basse, c’était en partie à cause de l’escalade des coûts du régime de retraite et de l’absence « d’une quelconque certitude quant au redressement du problème des retraites ». Il y a six mois, la SFU avait offert une hausse de 2 pour cent conditionnelle au redressement de son régime de retraite (manœuvre que la BCLRB a jugée de mauvaise foi).

« Nous osions croire que le président de la SFU, Andrew Petter, et son équipe de négociation revenaient à la table déterminés à conclure cette ronde par une convention collective juste et raisonnable, raconte Lynne Fowler, présidente du SCFP 3338. Or, 0,5 pour cent, c’est non seulement inférieur à l’inflation, c’est inférieur, et de loin, à ce qu’ont approuvé les Libéraux provinciaux partout ailleurs! »

« Avec cette offre patronale insultante sur la table, nous devrons évaluer nos options », soutient-elle.

La section locale 3338 du SCFP représente un millier d’employés répartis sur les trois campus de la SFU. Ces travailleurs sont employés de bureau, opérateurs d’ordinateurs, aides-bibliothécaires, techniciens, sauveteurs, conseillers au service d’aide financière, technologues en immeubles, analystes-programmeurs, acheteurs, commis à l’inventaire, spécialistes de l’information, contrôleurs, spécialistes en ressources, planificateurs et programmeurs. 

Pour en savoir plus, contactez :

Lynne Fowler
Présidente du SCFP 3338
 778-782-5704

Murray Bush
Service national des communications du SCFP
 778-554-2234

Site Internet : universitieswork.ca