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VICTORIA– Le SCFP demande au gouvernement britanno-colombien de redonner aux établissements postsecondaires publics un financement adéquat et de mettre un terme aux compressions budgétaires faites sur le dos des travailleurs SCFP.

Cette résolution du syndicat survient après une nouvelle ronde de compressions à l’Université de Victoria. Pendant que la division britanno-colombienne du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-C.-B.) tenait son congrès annuel au centre-ville, l’UVic sabrait les services et licenciait des syndiqués SCFP.

L’UVic a annoncé une réduction générale de quatre pour cent dans tous ses services, l’objectif étant « d’équilibrer » son budget 2013-2014. L’université explique cette décision en évoquant la hausse des coûts et une diminution de ses crédits provinciaux de 4,4 millions de dollars.

Le SCFP a réagi en adoptant une résolution soutenue par les sections locales britanno-colombiennes, y compris les trois sections à l’UVic qui représentent 3 000 travailleurs. Cette résolution affirme que la réduction du financement et les mises à pied qui en découlent augmentent indûment la charge de travail et le stress au travail des employés. Elle ajoute que les universités de la province n’auraient pas besoin de licencier des syndiqués SCFP si le gouvernement provincial les finançait adéquatement.

Le président de la section locale 4163 du SCFP, Greg Melnechuk, affirme qu’un grand nombre de chargés de cours ont déjà perdu leur emploi ou vu leurs heures amputées. Quant au président du SCFP 951, Doug Sprenger, il nous informe que 35 membres de sa section locale ont perdu leur travail. Le résultat est simple : des classes plus nombreuses, une charge de travail accrue, moins de services aux étudiants, moins de services de bibliothèque et d’apprentissage.

« Les compressions actuelles vont au-delà de tout ce qui s’est vu à l’UVic dans les 22 dernières années, explique la déléguée syndicale en chef du SCFP 951, Laurie Whyte, et ces compressions touchent des travailleurs qui comptent entre neuf mois et 22 ans de service ici. »

« On dirait, ajoute-t-elle, que l’UVic profite des compressions budgétaires du provincial pour mettre en place un modèle corporatiste, au détriment des travailleurs et des services. »

Le SCFP 917, qui représente les cols bleus de l’université, n’est pas touché par cette vague de mises à pied, mais son président Rob Park soutient que le sous-financement gouvernemental chronique a déjà affecté le service de nettoyage, en plus d’allonger le temps de réponse aux demandes d’entretien sur le campus.

« Que l’UVic envisage seulement de sous-traiter un service aussi fondamental que son projet de centrale électrique à la biomasse à une société privée étrangère démontre à quel point elle fait fausse route », lance M. Park, avant de conclure que « lorsque les coûts s’envolent et que les services s’évanouissent, cela limite les choix futurs de nos enfants ».

Pour en savoir plus, contactez :

Rob Park
Préident du SCFP 917
 250.882.7602

Murray Bush
Conseiller national en communications du SCFP
 778.554.2234