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Le budget 2013 constitue un pas de plus vers une réduction des transferts fédéraux en santé de l’ordre de 36 milliards de dollars. Il évite aussi les enjeux pressants en matière d’assurance-maladie.

Les femmes et les autres groupes demandant l’équité seront les plus touchés, autant à titre de fournisseurs qu’à titre de prestataires.

Le gouvernement fédéral doit négocier une nouvelle entente sur la santé qui saura protéger, renforcer et élargir l’assurance-maladie.

Compressions annoncées des crédits gouvernementaux

Le gouvernement fédéral va de l’avant avec son intention de réduire le Transfert canadien en matière de santé de 36 milliards de dollars, soit 8,3 pour cent, sur dix ans, en éliminant d’abord les paiements de péréquation en santé en 2014. Viendront ensuite de fortes compressions des transferts en santé en 2017. Au lieu de croître de 6 pour cent par année, le Transfert canadien en matière de santé suivra la croissance économique, sans que son indexation soit inférieure à 3 pour cent. Avec le temps, la part de financement des soins de santé assumée par le fédéral diminuera pour attendre une fraction des 50 pour cent qu’elle atteignait à l’origine; d’ici 2024, elle ne sera plus que de 18,6 pour cent.

Manque d’imagination

Ce budget du gouvernement Harper n’offre aucune direction d’avenir pour l’assurance-maladie. De plus, il ne s’attaque pas aux préoccupations urgentes des Canadiens en matière de santé.

Ce budget n’offre rien de substantiel aux gens qui peinent à payer leurs médicaments ou à avoir accès à des soins de santé de moins en moins suffisants.

Au lieu de proposer un programme national de soins pour les aînés, ce gouvernement consacre de petits montants d’argent aux soins à domicile et à la formation en soins palliatifs. Ces sommes sont trop modestes pour raccourcir les listes d’attente ou permettre aux soignants de consacrer plus de temps à chaque patient, dans ce secteur fortement privatisé.

Équité

Certains groupes de la société sont plus fortement touchés par l’érosion des crédits fédéraux et des normes fédérales. Les femmes continueront de porter la plus grosse partie du fardeau, à titre de premières fournisseuses de soins, qu’elles soient rémunérées ou non. En fait, la diminution des crédits fédéraux et l’affaiblissement des normes nationales touchent le plus fortement les personnes marginalisées en raison de leur classe, de leur sexe, de leur race ou d’autres sujets d’oppression.

Ce dont nous avons besoin

Le gouvernement fédéral doit négocier avec les provinces un nouvel accord sur la santé qui, pendant dix ans, protégera, renforcera et élargira l’assurance-maladie.

Le gouvernement fédéral doit protéger le régime d’assurance-maladie :

  • En accordant un financement stable et suffisant. Il doit négocier avec les provinces et territoires un nouvel Accord sur la santé d’une durée de dix ans, offrant un financement stable et suffisant, et incluant minimalement une indexation de six pour cent.
  • En mettant en place des normes pancanadiennes. Il doit renforcer la Loi canadienne sur la santé et interdire le système de ticket modérateur et le dépassement d’honoraires, en plus de corriger les lacunes contenues dans la loi en matière de surveillance et d’établissement de rapports.

Le gouvernement fédéral doit renforcer le régime d’assurance-maladie :

  • En assurant des soins de santé sécuritaires. Il doit mettre en place une stratégie pancanadienne visant à réduire les infections associées à la prestation de soins, en consacrant des fonds au maintien de normes d’hygiène microbiologique, en embauchant du personnel de nettoyage supplémentaire au sein des établissements, en réduisant les taux d’occupation des lits d’hôpitaux et en imposant une reddition de comptes.
  • En améliorant les soins de première ligne. Il doit promouvoir la prestation de soins de santé primaires efficaces par la voie de nouveaux centres de santé communautaire et de centres de santé communautaire agrandis.

Le gouvernement fédéral doit élargir le régime d’assurance-maladie :

  • En améliorant les soins continus. Il doit créer un programme pancanadien de soins continus qui couvre les établissements de soins prolongés ainsi que les soins communautaires en établissement et à domicile, dont le financement proviendra des recettes générales, respectant les normes de la Loi canadienne sur la santé, avec un minimum de personnel et l’élimination progressive des services de santé à but lucratif.
  • En assurant l’accès à des médicaments de bonne qualité, à des prix raisonnables. Il doit établir un programme d’assurance-médicaments et exempter les soins de santé des accords commerciaux, en commençant par l’AÉCG.

Pour en savoir plus, consultez le: scfp.ca/soins-de-sante-solutions-publiques.