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Paul Moist, président national du SCFP, a profité de son discours au congrès du SCFP-Alberta pour sensibiliser les délégués aux attaques concertées contre les travailleurs et leurs syndicats qui se rapprochent des frontières canadiennes et qui devraient préoccuper le SCFP

« Les signes de cette course vers le fond au Canada sont bien visibles, a affirmé Paul Moist.  L’élimination des droits des syndicats chez nos voisins proches comme le Wisconsin ou le Michigan, lieu de naissance du mouvement syndical américain, montre bien que notre tour est venu. »

Paul Moist a montré du doigt les mesures récentes instaurées par le gouvernement Harper, dont l’abrogation par loi du droit à la libre négociation collective des travailleurs d’Air Canada, de Postes Canada et du CP, l’augmentation de l’âge de l’admissibilité à la Sécurité de la vieillesse à 67 ans, le droit des entreprises de payer les travailleurs étrangers temporaires 15 % de moins que les taux normaux et la réduction des prestations d’assurance-emploi sont des signes de que ce qui nous attend. 

« Les conservateurs veulent instaurer une version canadienne du droit au travail, a averti M. Moist. Et nous devons savoir ce qui nous menace : le démantèlement du filet de sécurité social que nos parents et nos grands-parents ont lutté si fort pour mettre en place. » 

Paul Moist a affirmé que la seule façon de contrer ces attaques est de faire ce que le SCFP fait de mieux : parler à ses membres face à face. 

« La séparation qui existe entre nous, les dirigeants, et nos membres, est notre plus grand défi, a expliqué M. Moist.  Nous devons apprendre de ceux qui ont bâti notre syndicat. Nous devons aborder nos membres avec respect et humilité. » 

Favorisant des liens plus étroits avec le NPD, Paul Moist a nié que le chef néo-démocrate Tom Mulcair veuille se débarrasser des sables bitumineux. Il soutient plutôt que le NPD, tout comme le Syndicat des communications, de l’énergie et du papier, milite en faveur d’une augmentation du nombre de raffineries nationales, ce qui créerait des emplois au Canada, au lieu de les envoyer au Texas.