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Montréal - « Trop peu, trop tard » : c’est ainsi que le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SFMM-SCFP 429) réagit au mea culpa du directeur du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM). Dimanche, Serge Tremblay a entrepris un mea culpa médiatique dans la foulée de problèmes persistants de harcèlement psychologique au SIM.

Ce climat malsain avait culminé avec le suicide d’un employé, Stéphane Archambault, en octobre 2012. Le syndicat des cols blancs rappelle avoir multiplié les démarches depuis des années pour corriger ce climat.

« Pendant des années, notre syndicat, qui regroupe au total plus de 10 000 membres, a dénoncé systématiquement le climat pourri qui régnait au SIM. Entre autres, nous avons déposé un grief collectif en 2011. Tout ce temps-là, la direction a fait la sourde oreille. Là, tout à coup, le directeur se réveille, peut-être parce qu’il craint pour son propre poste. Vous comprendrez que nous sommes amers et sceptiques », a lancé Alain Fugère, président du SFMM.

Le SFMM rappelle qu’à la suite du suicide de Stéphane Archambault, il a déposé plusieurs griefs ainsi qu’une plainte à la CSST. Même s’il occupait un poste de cadre au mois d’octobre, M. Archambault conservait un lien administratif avec son poste syndiqué d’origine. Le syndicat a donc décidé d’appuyer la famille du défunt dans les différents recours. Dans les premiers mois ayant suivi la tragédie, le SFMM s’était fait discret sur la place publique, par respect des souhaits de la famille.

« Le directeur a beau exprimer ses regrets, je ne suis pas sûr qu’il soit pleinement conscient de l’ampleur et des causes du problème. Quoi qu’il en soit, nous allons continuer nos efforts pour ramener un climat sain au Service de sécurité incendie », a conclu le président du syndicat.

Dans l’édition de décembre 2012 du journal syndical Le Col blanc, Dominic Charland, vice-président du SFMM, écrivait : « Selon les traces écrites qu’il a laissées, les informations et conversations qu’il a eues avec son épouse et ses enfants, Stéphane [Archambault] a lié sa détresse à l’intimidation et au harcèlement psychologique qu’il subissait au travail. »

Le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SFMM-SCFP 429) représente environ 300 employés du Service de sécurité incendie de Montréal : agents de prévention des incendies, préposés aux centrales d’alarme, secrétaires, agents de bureau, etc. Représentant au total plus de 10 000 salariés cols blancs municipaux et paramunicipaux, c’est le plus important syndicat du secteur municipal au Québec.


Renseignements :

Sébastien Goulet, Information SCFP, 438 882-3756

Marie-Hélène Bélanger, conseillère syndicale, 514 518-6096