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Le SCFP-Alberta sonne l’alarme dans le dossier du projet de réforme du régime de retraite Local Authorities Pension Plan (LAPP), une réforme qui réduirait les prestations de retraite.

Le LAPP envisage de diminuer les prestations, sous prétexte qu’il n’est pas viable dans son état actuel. Le SCFP croit plutôt que le régime est viable et qu’il est inutile de réduire les prestations, geste qui compromettrait le maintien d’un niveau de vie digne à la retraite.

Le financement du régime de retraite est-il en crise?

Le LAPP n’est pas en crise. Son ratio de capitalisation à long terme est à peine sous la barre des 80 pour cent. Compte tenu du conservatisme des hypothèses qui sous-tendent son évaluation et de l’état des marchés mondiaux, ce chiffre signifie que le régime est solide.

En fait, la seule source d’inquiétude, c’est le coût croissant du régime, un coût qui se traduit par des hausses des cotisations des employeurs et des employés.

Plus de 30 pour cent de ces hausses consistent en cotisations d’équilibre temporaires rendues nécessaires par le mauvais rendement du régime dernièrement et une croissance imprévue du passif. Ces cotisations exceptionnelles disparaîtront avec le temps.

Ce régime ne verse pas de grosses prestations à ses retraités. En fait, ses prestations sont dans la moyenne, si on compare le LAPP aux régimes similaires en vigueur dans les autres provinces. Si on les réduit, les retraités en souffriront; plusieurs devront alors compter sur de très petits montants.

Les partenaires syndicaux du LAPP admettent qu’il faut se pencher sur l’enjeu de la viabilité du régime, mais il faut le faire en respectant les deux principes suivants :

  1. Il est raisonnable de vouloir lutter contre la hausse des taux de cotisation, mais nous rejetons le « plafonnement absolu » des cotisations. Nous croyons qu’il vaut mieux hausser les cotisations temporairement pour sauver le régime; c’est un sacrifice rentable.
      
  2. La viabilité passe par la gouvernance du régime, soit le processus de prise de décision dans les dossiers cruciaux. Les travailleurs devraient avoir plus de poids dans ces décisions. Un plan de viabilité du LAPP doit absolument inclure une réforme de sa gouvernance.


La proposition du syndicat

Le SCFP n’est pas convaincu qu’il est nécessaire, dans l’état actuel des choses, de modifier drastiquement les prestations du LAPP.

Nous sommes prêts à dialoguer avec les employeurs, mais nous jugeons que la plupart des modifications proposées sont nuisibles et inutiles. De plus, puisque nous n’avons aucun contrôle sur la suite que donnera le conseil du LAPP à nos recommandations et compte tenu du rôle excessivement restreint des parties intéressées dans la prise de décision, nous ne pouvons pas donner notre approbation à des modifications qui nuiront à notre régime. Plus spécifiquement, nous n’appuyons pas : le remplacement de la règle de 85 points par une règle de 90 points, la revalorisation ponctuelle selon le coût de la vie et le rehaussement de l’âge normal de la retraite.

Conclusion

Les prochains pourparlers sur les modifications à apporter au LAPP devront faire place à un mécanisme pour régler la question des limites imposées à la consultation et de l’échéancier irréaliste. La Coalition syndicale collaborera avec toutes les parties intéressées et le conseil du LAPP afin d’élaborer un cadre de travail satisfaisant pour la poursuite des pourparlers.


Pour en savoir plus, contactez :

Lou Arab
Conseillère du SCFP en communications
 780-271-2722