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Lors de leur rencontre à Chelsea, les ministres provinciaux des Finances avaient une occasion en or de bonifier le Régime des pensions du Canada (RPC). Malheureusement, malgré  des appuis importants, ils ont échoué. En effet, aucun geste concret visant à assurer une véritable sécurité à tous les Canadiens au moment de la retraite n’a été posé et  leurs discussions sont au point mort jusqu’en juin prochain.

Pourtant, un rapport exposant plusieurs options pour améliorer le RPC et ayant fait l’objet de plusieurs échanges en amont a été présenté lors de la rencontre. Or, les ministres ont refusé d’agir même si ce rapport indiquait clairement qu’à long terme l’augmentation des prestations du RPC aurait un effet bénéfique sur l’économie en raison des dépenses de consommation accrues des retraités.

« La véritable question ne consiste pas à se demander si nous pouvons nous permettre une telle bonification du RPC, mais à se demander si nous pouvons nous permettre de ne rien faire » a déclaré le président national du SCFP, Paul Moist.

« Le rapport présenté aux ministres des Finances démontre que l’amélioration du RPC améliorera la sécurité financière des Canadiens, que plus de retraités auront suffisamment épargné pour subvenir à leurs besoins et que moins de retraités devront dépendre du Supplément de revenu garanti », a ajouté Paul Moist.

Le rapport illustre également qu’à long terme les employeurs sont en mesure d’absorber la hausse des cotisations au RPC.

« Les entreprises au Canada bénéficient déjà des importantes baisses de taxes consenties par le gouvernement Harper. N’oublions pas non plus que lorsque la dernière augmentation des cotisations au RPC a été effectuée à la fin des années 1990, le taux de chômage a diminué considérablement, et ce, même si les prestations du RPC n’avaient pas été rehaussées en même temps », a rappelé Paul Moist.

À la lumière du rapport qui leur a été soumis, on constate que les ministres ont étudié des options beaucoup moins avantageuses que le plan mis de l’avant par le mouvement ouvrier prévoyant de doubler les prestations du RPC.

« Le SCFP demande aux ministres des Finances de prendre le taureau par les cornes en appuyant une bonification du RPC qui permettra d’offrir la sécurité financière à tous les Canadiens au moment de la retraite, notamment aux contribuables de la classe moyenne et aux gagne-petit », a poursuivi Paul Moist.

Au mois de juin, les ministres des Finances évalueront l’état de l’économie afin de déterminer la bonification « modeste » du RPC qu’ils appuieront. Le SCFP leur demande de ne pas seulement considérer l’état de l’économie, mais de penser également à la situation économique à long terme s’ils refusent d’agir ou encore si l’amélioration du RPC envisagée est trop modeste. Le rapport indique sans équivoque qu’avec une amélioration trop modeste du RPC, plusieurs petits et moyens salariés auront un revenu garanti insuffisant à leur retraite. À l’inverse, en doublant les prestations du RPC, les aînés canadiens bénéficieront d’un revenu adéquat au moment de leur retraite, les coûts financiers du programme de Supplément de revenu garanti diminueront, la consommation augmentera et l’économie sera plus juste et plus prospère.
  

  

  

Pour en savoir plus:

Philippe Gagnon
613-894-0146
pgagnon@scfp.ca