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La ministre déléguée à la Condition féminine condamnera-t-elle plus de femmes à la pauvreté?

TORONTO – La veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, des groupes communautaires ont manifesté au bureau de la ministre déléguée à la Condition féminine, Laurel Broten, pour exiger de son gouvernement qu’il abandonne l’idée d’éliminer la Prestation pour l’établissement d’un nouveau domicile et le maintien dans la collectivité (PENDMC), sans quoi il devra affronter une grande vague de protestation.

« Jour après jour, explique Liisa Schofield de la Coalition ontarienne contre la pauvreté (Ontario Coalition Against Poverty ou OCAP), j’entends les histoires de femmes de partout en Ontario qui vivent de l’abus ou de la violence familiale et qui ont de la difficulté à quitter le foyer pour se rebâtir une nouvelle vie, en raison de la pauvreté. L’abolition de la PENDMC mettra plus de femmes et d’enfants à faible revenu à risque. Aujourd’hui, nous demandons au gouvernement d’assumer ses responsabilités, d’annuler cette décision vicieuse et de hausser les prestations d’aide sociale pour permettre aux gens de vivre sainement et dignement. »

La PENDMC aide près de 16 000 Ontariens chaque mois. C’est l’un des seuls moyens qu’ont les prestataires d’Ontario au travail ou du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées pour couvrir leurs frais de déménagement ou se procurer les articles essentiels pour conserver leur logement. Cette prestation est un rempart contre l’itinérance; elle aide de nombreuses femmes à quitter une situation de violence familiale. Le budget 2012 du gouvernement libéral contient de nombreuses mesures régressives en matière d’aide sociale, dont l’élimination de la PENDMC en 2013.

Angela prie le ciel de ne jamais avoir à nouveau besoin de la PENDMC; elle demande à la ministre Broten de protéger cette prestation qui l’a aidée à faire rebrancher son électricité en plein hiver : « La PENDMC doit être accessible à toutes celles qui en ont besoin pour couvrir les frais d’un déménagement, l’achat d’articles de base, le premier et le dernier mois d’un loyer, les mois de loyer en retard afin de ne pas être jetée à la rue, les mois d’électricité ou d’eau en retard pour ne pas être débranchés, etc. Quelle honte ce serait qu’une ville prospère comme Toronto ne dispose pas d’un filet social suffisant pour protéger les personnes les plus vulnérables et les nécessiteux! Laissez la PENDMC en place et assurez-vous qu’elle soit accessible à ceux et celles qui en ont besoin. »

Le prochain chef du Parti libéral ontarien devrait faire de la protection de cette prestation et de la hausse des prestations d’aide sociale une priorité, selon Carrie Lynn Poole-Cotnam, présidente du Comité de coordination des employés des services sociaux du SCFP-Ontario : « Les candidats à la course à la chefferie ont là une excellente occasion de se prononcer sur la pauvreté. Le prochain chef libéral devra joindre le geste à la parole en matière de réduction de la pauvreté, au lieu d’empirer les choses en réduisant les prestations d’aide sociale ou en sapant la négociation collective. La justice sociale en Ontario doit être une réelle priorité pour le prochain chef du Parti libéral. »

Sans la PENDMC, les femmes et les enfants ontariens qui quittent un foyer violent ou qui sortent d’un refuge de première ligne risquent de devoir choisir entre l’itinérance ou le retour dans un foyer dangereux, selon Susan Young, directrice de l’association ontarienne des maisons de transition (Ontario Association of Interval & Transition Houses ou OAITH) : « Novembre est le Mois de la prévention de la violence faite aux femmes et le 25 novembre est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Si le gouvernement ontarien ne maintient pas la PENDMC, il risque d’exposer plus de femmes et d’enfants à la violence. Cette prestation peut sauver des situations et des vies. Nous espérons que la ministre Broten relaiera ce message à son gouvernement : n’abolissez pas la PENDMC. »

Pour en savoir plus, contactez :

Liisa Schofield, organisatrice, Ontario Coalition Against Poverty, 416-899-6445

Carrie Lynn Poole-Cotnam, présidente du Comité coordonnateur des employés des services sociaux, SCFP-Ontario, 613-864-1061

Susan Young, directrice de l’Ontario Association of Interval & Transition Houses (OAITH), 647-213-0377

David Robbins, service des communications du SCFP-Ontario, 613-878-1431, david@davidrobbins.ca