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Une nouvelle étude auprès des employés de bureau affiliés au SCFP-C.-B. démontre ce que ces travailleurs savent déjà : ils sont hautement qualifiés, surmenés et sous-rémunérés. John Malcolmson, chercheur national au SCFP, a colligé les données sur le travail de bureau et la charge de travail de 449 employés de bureau rattachés à six unités de négociation du SCFP en Colombie-Britannique. Les résultats de cette étude sont disponibles sous la forme d’un rapport en anglais seulement : Spread Too Thin - Clerical Work Under Pressure.

Les employés de bureau occupent très majoritairement des postes permanents à plein temps. Ceux ayant participé à l’étude ont déclaré gagner un salaire annuel moyen de 37,400 $. L’âge moyen des participants est de 46 ans, ce qui se rapproche de la moyenne d’âge de l’ensemble des syndiqués du SCFP en C.-B. Enfin, l’étude confirme que le travail de bureau demeure une classe d’emploi à forte prédominance féminine dans les unités de négociation du SCFP.

Voici les principaux résultats de cette étude :

  • Les employés de bureau possèdent une vaste expérience de travail, mais ils travaillent pour leur employeur actuel depuis beaucoup moins longtemps. Les chiffres semblent indiquer que les personnes attirées par cette classe d’emploi y demeurent tout au long de leur carrière, mais qu’elles changent d’employeur plus souvent.
      
  • Le profil d’études des employés de bureau est intéressant : la moitié des participants disent détenir un diplôme d’études postsecondaire; près d’un sur cinq est diplômé d’une université.
      
  • Le travail de bureau n’est pas statique en soi; il subit d’importantes mutations au fil du temps, par l’arrivée de nouvelles technologies et de nouvelles normes dans l’organisation et l’administration du travail.
      
  • Les réponses des participants à l’étude appuient fortement l’idée d’un accroissement de la pression découlant de la charge de travail. Près de 80 pour cent des répondants affirment que leur charge de travail a augmenté au cours des deux dernières années. Une proportion similaire de sondés disent qu’on leur a assigné de nouvelles tâches. Or, environ 70 pour cent des participants disent qu’ils travaillent le même nombre d’heures qu’il y a deux ans. En prenant ces trois mesures ensemble, on peut confirmer que, pour la plupart des employés de bureau interrogés, le travail s’est intensifié au cours de cette période.
      
  • Les employés de bureau confirment une pratique de gestion répandue consistant à ne pas combler les postes laissés vacants par les départs, vacances et autres absences. Ils jugent que cette pratique contribue à l’intensification de leur charge de travail et de leur stress.
      
  • Les deux tiers des employés de bureau affirment effectuer des tâches non rémunérées, mais celles-ci leur demandent peu de temps dans la plupart des cas – moins d’une demi-heure pour plus de la moitié d’entre eux. Les tâches non rémunérées représentent, pour tout l’échantillon de l’étude, 24 minutes de travail par semaine en moyenne. Dans le sous-groupe des participants ayant dit effectuer des tâches non rémunérées, la moyenne mensuelle s’élève à 43 minutes.
      
  • Les employés de bureau sont majoritairement satisfaits de leur emploi, mais un nombre important d’entre eux montrent des signes évidents de stress et de problèmes de santé liés à leur charge de travail. Plus de la moitié des participants disent éprouver des difficultés liées au stress ou à l’épuisement professionnel. Plusieurs parlent aussi de maux de tête, d’anxiété et de troubles du sommeil. Les sources principales de stress mentionnées par les travailleurs sont les interruptions de travail répétées, l’accélération du rythme de travail et le bruit en milieu de travail. Outre le stress, les douleurs au cou et aux épaules constituent le problème de santé le plus commun et le plus tangible.
      
  • L’étude s’est également intéressée à toute une gamme de questions ergonomiques. Les résultats démontrent que la connaissance de l’ergonomie est très inégale parmi les employés de bureau et que plusieurs employés ne savent pas si leur employeur a mesuré les variables ergonomiques dans leur milieu de travail ou s’il s’est attaqué au stress ergonomique. Plusieurs répondants disent travailler de longues périodes de temps en position assise ou devant un écran d’ordinateur, bien que la plupart d’entre eux mentionnent prendre des pauses ou se lever et bouger afin d’atténuer les symptômes de fatigue ergonomique.