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Poser un regard critique sur l’examen des services de base : l’expérience torontoise

Plus de cent personnes se sont rassemblées dans une salle de conférence au Collège de la Nouvelle-Calédonie, mardi soir, afin d’entendre parler de l’expérience torontoise à l’égard de l’examen des services de base.

Les sections locales 399 et 1048 du SCFP ainsi que le Stand Up for the North Committee et l’Association des professeur(e)s du CNC ont parrainé l’événement « Poser un regard critique sur l’examen des services de base : l’expérience torontoise » dans le but de tirer des leçons de l’examen des services de base effectué par une autre communauté.

L’organisateur communautaire, Sean Meagher, était le conférencier invité et il a parlé à l’auditoire de l’examen des services de base à Toronto, ainsi que de KPMG.

M. Meagher a suggéré que l’examen des services de base a un parti pris pour le plus petit dénominateur commun et vise à couper les services et à les offrir en sous-traitance plutôt que d’améliorer le mode de vie des communautés.

M. Meagher a également fait ressortir plusieurs failles quant à l’examen des services de base de Toronto et aux « opportunités » proposées par KPMG. L’une des plus notables suggestions de KPMG fut celle de vendre le jardin zoologique de la ville; le Conseil aurait peut-être pu la prendre en considération si le terrain sur lequel le zoo a été construit ou les animaux lui appartenaient. Il s’est avéré que seules les cages appartenaient à la ville.

M. Meagher a cependant ajouté que ce qui a vraiment changé les choses à Toronto, c’est que le grand public a pris ses conseillers municipaux à partie. Les Torontois(e)s ont organisé leurs propres réunions et leurs propres manifestations. Ils se sont adressés directement à leur conseillers, les informant sur ce qui se passait dans leurs quartiers et comment cela les affecterait.

Il a mentionné que la diversité des messages du public était l’une des raisons pour lesquelles cela avait fonctionné. En effet, les usagers des bibliothèques ont parlé des bibliothèques, les usagers du transport en commun ont parlé du transport en commun et les sans-abris ont défendu les abris où ils vivent.

« Toutes ces voix conjuguées ont lancé un seul message, à savoir l’examen des services de base ne fonctionne pas. »

Peter Ewart du Stand Up for the North Committee a aussi présenté un exposé qui fait ressortir dix problèmes relatifs à l’examen des services de base de Prince George, allant du coût disproportionné que cette municipalité a consacré à l’examen, à la complexité des questionnaires en ligne, au manque de participation des groupes communautaires à part le secteur des entreprises.

« Il est étonnant de constater toutes les similitudes entre les deux examens, » a déclaré la présidente de la section locale 1048 du SCFP, Janet Bigelow. « Le principal message que je retire de cette rencontre est la nécessité pour notre communauté de discuter ouvertement de ce que nous voulons que notre ville soit. Ce sera l’objectif de l’Assemblée publique dont nous serons l’hôte une fois que le rapport final sur l’examen des services de base aura été publié. »

Cet événement a également eu lieu à Victoria, lundi soir. Cette communauté vient tout juste d’entamer un processus d’examen de base. La ville de Victoria a fait parvenir un appel d’offres à la mi-juillet et a depuis accordé le contrat à Maximus Canada. Aucun autre détail n’a été annoncé à ce jour.

·Si votre communauté envisage d’effectuer un examen des services de base, le SCFP-CB vous encourage à communiquer avec Zoe Magnus, coordonnatrice de la privatisation, SCFP-CB.

·Vous trouverez aussi plus d’informations sur les examens des services de base ici.