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Au cours de sa vie remarquable, la syndicaliste Siphiwe Hlophe a été au cœur des luttes du mouvement syndical, de la défense des droits des femmes et des mouvements contre le sida. Cette semaine, des membres et employés du SCFP ont eu l’occasion de la rencontrer et d’en apprendre davantage sur la lutte contre le sida au Swaziland.

La rencontre avait été organisée par la division du SCFP de la Colombie-Britannique et était présidée par Mark Hancock, secrétaire-trésorier du SCFP-C.-B.

Mme Hlophe a parlé de ses racines comme employée du secteur public au ministère de l’Agriculture du Swaziland. Toujours déterminée à ne pas accepter les choses telles qu’elles sont, Siphiwe Hlophe a commencé à jouer un rôle actif au sein du mouvement syndical et à défendre les droits des travailleuses et travailleurs. Elle a occupé des postes de direction à son syndicat du secteur public avant de devenir la première femme élue à l’exécutif de la Fédération des syndicats du Swaziland.

« Je méritais d’être présidente, mais ce n’est pas comme ça que pensent les hommes. Le président, le vice-président, le secrétaire général – tous ces postes reviennent aux hommes, a raconté Mme Hlophe. J’ai dû mener une campagne ardue pour devenir trésorière nationale. »

Sa présence a propulsé les enjeux propres aux femmes à l’avant-scène et elle a mené une campagne efficace pour améliorer les politiques relatives à la maternité dans le secteur privé.

La vie de Siphiwe Hlophe a radicalement changé en 1999, lorsqu’elle est retournée aux études grâce à une bourse. En passant un examen physique, elle a appris qu’elle était atteinte du sida. Lorsqu’elle l’a dit à son mari, celui-ci l’a quittée, la laissant élever seule ses quatre enfants. Sa bourse a été annulée et elle a été renvoyée dans sa communauté pour se faire soigner. Elle a vécu de manière très personnelle la stigmatisation toujours associée au sida.

« L’expérience m’a attristée, mais je savais que d’autres femmes vivaient la même chose, a confié Mme Hlophe. Et je savais que je devais former une organisation. »

Ce qu’elle a fait. Avec quatre autres femmes, Siphiwe Hlophe a fondé Swaziland Positive Living (SWAPOL), une organisation qui prend soin des femmes aux prises avec les répercussions du sida. En quelques mois à peine, l’organisation est passée de 5 femmes à plus de 500.

Le groupe a pu grandir grâce à l’aide financière de la Fondation Stephen-Lewis, un organisme que le SCFP est fier d’appuyer. Les subventions ont permis à SWAPOL d’établir un bureau et une clinique mobile, de mettre sur pied des programmes de formation destinés aux soignantes et soignants et d’offrir des programmes de nutrition dans la communauté. Le modèle basé sur les soins communautaires est un exemple de traitement efficace adopté partout dans le monde.

Malgré l’extraordinaire travail entrepris par des organisations comme SWAPOL, le sida augmente toujours au Swaziland. À l’heure actuelle, 26 pour cent de la population en est atteinte. Le travail de SWAPOL est plus important que jamais, mais la stigmatisation existe toujours et le financement se fait rare.

Avec les déficits budgétaires, les gouvernements des pays du G20 retirent leur financement du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme – le groupe responsable de financer la distribution des médicaments contre le sida. À cause de ces restrictions budgétaires, des milliers de personnes n’auront plus accès à des médicaments pourtant vitaux.

Même si le Canada donne toujours 180 millions de dollars par année, nous pouvons faire mieux en tant que pays. Le NPD a présenté un projet de loi visant à modifier le Régime canadien d’accès aux médicaments afin d’obliger les sociétés pharmaceutiques à produire des médicaments génériques contre le sida moins chers destinés au tiers monde.

Mark Hancock était sur place pour parler de l’engagement du SCFP à l’égard du travail de la Fondation Stephen-Lewis et de SWAPOL. Il a incité les sections locales du SCFP à être solidaires de SWAPOL et à donner à la Fondation Stephen-Lewis.