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REGINA – Le 8 mai s’est tenu un grand rassemblement suivi d’une assemblée générale annuelle stimulante au siège du conseil scolaire public de Regina. Plus de 200 travailleurs des services de soutien à l’enseignement, membres d’autres sections locales du SCFP, d’autres centrales syndicales et de la Fédération du travail de la Saskatchewan, ainsi que des représentants d’organismes communautaires comme Real Renewal et de simples citoyens se sont regroupés à l’extérieur avant de faire leur entrée à l’AGA.

La salle débordait. La population a attiré d’emblée l’attention du conseil en élisant René Dumont comme président de l’assemblée, devant le candidat du conseil. Il s’agit d’une prise de pouvoir historique portant un message fort : la population en a assez de ne pas être écoutée.

Puis, la présidente du conseil, Katherine Gagné, et la nouvelle directrice de l’éducation, Julie MacRae, ont présenté leurs rapports. Mme Gagné a avancé des statistiques selon lesquelles le taux de diplomation dans les trois ans suivant l’arrivée en 10e année est passé de 71,9 pour cent en 2007-2008 à 68,5 pour cent en 2008-2009. Parmi les élèves autochtones, son taux de diplomation n’est que de 30,3 pour cent.

Après la présentation de travaux d’élèves et une pause, l’assistance a eu l’occasion de poser des questions. Une autochtone a soulevé l’insensibilité culturelle du conseil dans le choix du nom de l’école Seven Stones. D’autres personnes ont remis en question les fermetures d’écoles en parlant de l’impact de celles-ci sur les quartiers et les communautés de Regina.

Lorsqu’on a demandé au conseil d’expliquer pourquoi il pénalisait les élèves les plus vulnérables en réduisant le nombre d’AE et de coordonnateurs communautaires, Mme MacRae a répondu en défendant la réduction des AE en des termes choquants : le conseil embauche plus d’enseignants parce qu’il « avait mis nos enfants les plus en difficulté entre les mains de ses employés les moins bien formés. »

Plusieurs personnes ont interrogé le conseil à propos des négociations et de l’équité de son offre monétaire. Un militant communautaire qui élève ses petits-enfants a demandé qu’on lui explique pourquoi l’offre faite aux travailleurs les moins bien payés était inférieure à celles faites aux autres.

Le président de la Fédération du travail de la Saskatchewan, Larry Hubich, a déclaré qu’en tant que contribuable, résident depuis plus de 35 ans et père de trois enfants ayant fréquenté l’école publique à Regina, il souhaitait savoir pourquoi le conseil offrait à un groupe de travail une augmentation de salaire largement inférieure à celle octroyée aux enseignants, aux employés non syndiqués et aux autres professionnels. M. Hubich a souligné que même les membres du conseil s’étaient octroyé une augmentation supérieure à celle qu’ils offrent aux employés de soutien à l’enseignement.

À toutes les questions touchant aux négociations, Mme Gagné a rétorqué qu’elle n’aborderait pas ces sujets en public, mais que les négociations progressaient. Cependant, elle a déclaré que la hausse octroyée au conseil était la même que celle accordée aux enseignants. M. Hubisch lui a répondu qu’il s’agissait de rendre des comptes aux contribuables et que le nombre de personnes dans la salle démontrait bien que les négociations ne progressent pas.

« Permettez-moi de remercier tous les syndiqués, les organismes communautaires et la population pour leur appui et leur solidarité, a déclaré la présidente du SCFP 3766, Jackie Christianson. Ce fut un grand événement, historique de surcroît! »

Les sections locales 650, 3766 et 4643 tentent de conclure une convention collective équitable. Leurs contrats sont échus depuis le 31 décembre 2010. Ils recherchent la parité et l’équité.

Regardez des photos de l’AGA.