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Consœurs et confrères,

Il est évident que, comme syndicalistes, nous avons de difficiles défis à relever. Bon nombre des droits et des valeurs pour lesquels nous avons tant lutté au fil des ans sont menacés. Les conservateurs de Stephen Harper poursuivent leurs attaques contre les droits des travailleurs et les services publics, notamment en s’ingérant dans les négociations collectives et en imposant des mesures d’austérité qui obligent les plus pauvres d’entre nous à supporter un lourd fardeau. Entre-temps, bien des gouvernements provinciaux et municipaux ont recours à de sévères lois et à de dures tactiques de négociation pour acculer les membres des syndicats au pied du mur.

Ces luttes se répètent partout dans le monde. Les salaires, les avantages sociaux et les régimes de retraite de nombreux travailleurs et travailleuses d’Europe sont visés. Des syndicalistes ont été assassinés ou sont menacés de mort en Colombie. Des travailleurs ont été emprisonnés en Iran. Notre propre bataille est peut-être locale, mais la lutte dépasse nettement nos frontières.

Le 1er mai symbolise désormais l’esprit international du mouvement syndical. Les défis sont grands partout dans le monde. Mais notre mouvement a été édifié sur les dures luttes que nous avons menées dans l’adversité. Nos droits ne nous ont pas été gracieusement offerts par les gouvernements et les employeurs. 

Nous n’avons qu’à penser aux centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs de toute l’Amérique du Nord qui sont descendus dans la rue en 1886 pour exiger la journée de travail de huit heures. Les émeutes qui ont eu lieu quelques jours plus tard à Haymarket Square à Chicago ont mené à la reconnaissance internationale et à la commémoration annuelle du 1er mai. Nous n’avons qu’à penser aussi aux femmes qui ont rempli les rues de New York après l’incendie de l’usine Triangle Shirtwaist en 1911 pour protester contre les conditions inhumaines et dangereuses imposées aux travailleuses. Nous n’avons qu’à penser aux travailleuses et aux travailleurs de Winnipeg qui sont descendus dans la rue au cours de la grève générale de 1919 pour protester contre la médiocrité des salaires, une inflation en hausse et des conditions de travail inacceptables. Ce sont des moments de l’histoire syndicale dont nous sommes fiers, car ils ont mené à des changements concrets. Mais aucun n’a été obtenu facilement. Ces travailleuses et ces travailleurs ont mis en jeu leur gagne-pain et même leur vie pour obtenir les droits fondamentaux dont nous jouissons aujourd’hui.

Notre mouvement est défini par les luttes et cette nouvelle ère n’est pas différente. La journée du 1er mai a été créée pour rendre hommage à la ténacité et à l’engagement dont le mouvement syndical a fait preuve à l’époque et qu’il continue de démontrer aujourd’hui dans l’adversité.

Le 1er mai, nous devons faire le bilan de tout ce que nous avons accompli et de ce qu’il nous reste à faire pour protéger et améliorer les conditions de tous les travailleurs et travailleuses.

Les gouvernements ciblent de plus en plus les services publics pour payer le prix des crimes commis par les grandes banques et les multinationales. Les membres du SCFP luttent pour protéger les emplois, les régimes de retraite et les importants services publics que nous fournissons, des services qui sont encore plus vitaux en temps de crise économique.

Nous continuerons à utiliser nos connaissances collectives et notre savoir-faire sur le terrain pour promouvoir des solutions de rechange qui protègent les services, créent des emplois dans tous les secteurs et édifient des collectivités stables et prospères. Et nous continuons à grandir. Nous sommes maintenant plus de 618 000 d’un océan à l’autre et, comme membres du SCFP, nous pouvons être fiers des réalisations de notre syndicat. Nous sommes plus grands, meilleurs et plus forts que jamais.

Le 1er mai, nous vous invitons à célébrer ce que nous avons accompli et à réaffirmer notre engagement à l’égard de notre lutte et de notre vision collective en faveur du changement.

Veuillez recevoir, consœurs et confrères, nos salutations solidaires.

Le président national,
PAUL MOIST

Le secrétaire-trésorier national,
CHARLES FLEURY