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Les services publics, comme la santé, l’éducation et les services d’eau et d’assainissement, sont le fondement d’une saine démocratie; c’est pourquoi le SCFP doit faire encore plus d’efforts pour les protéger. C’est l’un des messages qui ont été véhiculés aux militants du SCFP, lors d’une réunion nationale de tous les comités tenue à Ottawa cette semaine.

Plus de 200 syndiqués et membres du personnel ont écouté et pris part à une table ronde sur le climat actuel.

Les membres des comités se rencontraient pour étoffer leurs plans de défense des services publics et des syndiqués du SCFP.

Avant cette table ronde, le président national du SCFP, Paul Moist, a parlé avec passion du rôle essentiel de notre syndicat, le plus grand au Canada. Il a dit que le SCFP a le pouvoir et le devoir d’être « la voix forte et progressiste » qui défendra tous les travailleurs et qui s’opposera aux attaques que mène la droite contre les services publics.

Nos grands-parents ont lutté pour décrocher les services publics canadiens dont nous profitons, des services qui, selon le directeur général d’Oxfam Canada, Robert Fox, représentent une norme à atteindre pour plusieurs pays. Pourtant, ce combat n’est pas terminé. La bataille pour la défense et l’amélioration des services publics « est quotidienne, a-t-il dit. Nous représentons l’alternative, une menace pour les gouvernements de droite et les grandes sociétés. »

La panéliste Manon Cornellier, chroniqueuse politique au Devoir, a expliqué comment le gouvernement Harper s’y prend pour miner la démocratie et réprimer la participation populaire. Museler les débats en chambre, faire taire les idées dissidentes, faire fi des faits, alimenter le cynisme des électeurs – toutes ces mesures ont pour but ultime de démobiliser et de déconnecter la population. Selon Mme Cornellier, pour des groupes comme le SCFP, la solution consiste à amener les gens à réagir au lieu de se désengager, les encourager à protester, à voter, à écrire, bref à agir : « La démocratie exige que nous prenions la parole », a-t-elle lancé.

Toby Sanger, l’économiste du SCFP, a expliqué que les services publics contribuent à l’égalité socioéconomique : « les pays possédant des services publics forts résistent mieux à la récession. »

Tous les panélistes ont mentionné que, pour réussir à bâtir un mouvement en faveur d’une société plus altruiste, égalitaire et démocratique, il faut se trouver des points communs avec les autres Canadiens et se connecter aux valeurs de la collectivité.

M. Moist a pressé son auditoire de faire preuve d’intelligence et de stratégie lorsqu’il est question de défendre nos services publics, de protéger le droit à l’égalité et de renforcer le droit à la négociation collective. Ensemble, nous pouvons élargir notre vision d’une union sociale afin de bâtir un meilleur pays.