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Le Jour du rose est mercredi, le 11 avril. Portez du rose.  Incitez vos collègues à en porter.


Paul Moist, président national du SCFP, et Charles Fleury, secrétaire-trésorier national du SCFP, ont envoyé la lettre suivante :

Février 2012

À TOUS LES ORGANISMESTENANT UNE CHARTE DU SCFP

11 AVRILJOUR DU ROSE

Consœurs et confrères,

Le Jour du rose est célébré au mois d’avril de chaque année pour agir de manière positive contre l’intimidation homophobe et transphobe.

À l’origine de cette journée, il y a une démonstration de solidarité dans une école secondaire de Nouvelle-Écosse, en 2007. Deux étudiants de 5e secondaire, témoins de railleries et d’intimidation envers un étudiant de 2e secondaire parce qu’il portait un t-shirt rose à l’école, ont décidé de passer à l’action. Le lendemain, ils ont acheté un t-shirt rose et ont incité leurs camarades à porter du rose pour venir à l’école. Cette « mer rose » a envoyé un puissant message de solidarité face à l’intimidation. L’idée a fait son chemin et attiré l’attention de personnalités connues sympathiques à leur cause. Maintenant, après seulement quelques années, de nombreuses écoles aux quatre coins du monde ont leur Jour du rose.

L’intimidation et le harcèlement sont une réalité malheureusement très répandue. D’après une récente enquête menée dans les écoles canadiennes par l’organisme Égale Canada, qui défend les droits des LGBTTI, près des deux tiers (64 pour cent) des étudiants LGBTTI et 61 pour cent des étudiants qui ont des parents LGBTTI disent ne pas se sentir en sécurité à l’école. Beaucoup de ces jeunes élèves ont été rabaissés, humiliés ou agressés physiquement, tout simplement à cause de leur orientation ou de leur identité sexuelle, réelle ou perçue. Les effets peuvent être dévastateurs et mènent souvent à l’anxiété, à la dépression et même au suicide.

L’intimidation ne concerne pas que les jeunes. Le harcèlement homophobe ou transphobe se retrouve jusque dans nos milieux de travail et dans nos collectivités. Là où ils travaillent et là où ils vivent, nos consœurs et confrères LGBTTI y sont toujours exposés, au point qu’ils évitent de participer pleinement à la vie de leur syndicat et de leur société. Le harcèlement homophobe et transphobe est une attaque contre les droits fondamentaux et c’est à nous tous qu’il fait mal.

Au SCFP, la fière tradition de militantisme en faveur des droits de la personne s’est illustrée au dernier congrès national de Vancouver par un grand nombre de résolutions, dont l’une recommandant que le syndicat lutte contre l’intimidation à caractère homophobe ou transphobe, en faisant la promotion du Jour du rose et en produisant des documents sur ce problème dans les milieux de travail du SCFP. Nous nous sommes aussi engagés à poursuivre le soutien à la campagne d’Égale sur la Sécurité dans les écoles.

Nous pouvons miser sur le travail considérable accompli jusqu’à maintenant pour soutenir de multiples façons nos membres LGBTTI, notamment :

• En visitant les sites dayofpink.org/fr et egale.ca pour en apprendre plus sur le Jour du rose, et trouver des idées d’action et des ressources.

• En communiquant avec le district scolaire ou le syndicat local d’enseignants pour savoir quelles activités anti-intimidation ils planifient.

• En invitant un conférencier pour sensibiliser les membres de la section locale aux enjeux relatifs aux LGBTTI.

• En se procurant la récente publication du Congrès du Travail du Canada sur les moyens de soutenir les travailleurs trans avant, pendant et après leur transition, Travailleuses et travailleurs en transition : guide pratique pour les représentantes et représentants syndicaux, à la rubrique Publications connexes.

• En demandant que soit offert un atelier Fierté au SCFP à la section locale ou à la prochaine formation de division.

• En communiquant avec le député fédéral pour exprimer notre appui au projet de loi C-279, un projet de loi privé parrainé par le député fédéral du NPD Randall Garrison, qui modifierait la Loi canadienne sur les droits de la personne et le Code criminel canadien pour y inclure l’identité de genre et l’expression de genre comme motifs interdits de discrimination.


Joignez-vous à nous pour marquer cette date importante et faites-nous part des activités auxquelles vous ou votre section locale participerez en écrivant à egalite@scfp.ca


En toute fierté et solidarité,

Le président national,
PAUL MOIST

Le secrétaire-trésorier national,
CHARLES FLEURY