Message d'avertissement

Attention : cette page est tirée de nos archives. Il se pourrait que notre site Internet contienne des informations plus récentes sur ce sujet. Pour le savoir, utilisez notre moteur de recherche.

Plus de 2 300 employées et employés de la Bibliothèque publique de Toronto ont cessé le travail lorsque les négociateurs du conseil d’administration de la Bibliothèque ont continué de s’en prendre agressivement à la sécurité d’emploi des travailleuses et travailleurs.

Les négociations s’étaient poursuivies jusqu’à minuit à la date butoir mais, en fin de compte, le conseil d’administration a maintenu ses demandes de concessions et le syndicat n’a eu d’autre choix que de déclencher la grève.

Maureen O’Reilly, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Bibliothèque publique de Toronto, section locale 4948 du Syndicat canadien de la fonction publique, a déclaré que le syndicat avait négocié avec ardeur pour obtenir des assurances que les conditions ne s’aggraveraient pas pour les travailleuses et travailleurs de la Bibliothèque, ce qui mènerait à une diminution encore plus grande de la qualité des services.  La position du conseil sur la sécurité d’emploi ouvrirait la porte à d’autres réductions de personnel, ce qui viendrait s’ajouter aux 107 postes déjà perdus dans le budget de 2012. Selon Mme O’Reilly, d’autres réductions de personnel pourraient entraîner des fermetures de succursales.

Maureen O’Reilly prendra la parole à une manifestation des grévistes à midi, le 19 mars, devant l’hôtel de ville, au 100, rue Queen ouest.

« Nous sommes très déçus que le conseil veuille poursuivre les attaques lancées par l’administration Ford contre les droits de nos membres, dont plus de la moitié sont confinés en permanence à des emplois à temps partiel, a déploré MmeO’Reilly.  Il est aberrant que le conseil préfère perturber les services de quartier plutôt que de renoncer à réduire un personnel déjà surchargé de travail. »

Avec la grève des membres de la section locale 4948, 98 succursales de quartier de toute la ville ne pourront sans doute pas fonctionner.

« Le conseil croit pouvoir ne pas tenir compte de l’amour des Torontois pour leurs bibliothécaires, a-t-elle ajouté.  Dans de récents sondages, dans des lettres, à des rassemblements, au conseil municipal, partout, les gens ont été très clairs : ils appuient les travailleuses et travailleurs et les services qu’ils fournissent. »

Malgré une augmentation de 29 pour cent de l’utilisation des bibliothèques depuis 1998, le personnel a diminué de 17 pour cent pendant la même période. Le travail se fait de plus en plus grâce à des postes vulnérables à temps partiel et de commis.

« Chaque fois que nos membres subissent des compressions, les services et les ressources diminuent dans les quartiers, a souligné MmeO’Reilly.  Nous ne laisserons pas nos membres se faire avoir et nous ne permettrons pas que les bibliothèques publiques de Toronto deviennent des coquilles vides. »
  

Pour en savoir plus :

Cim Nunn
Communications du SCFP
416 627-7695