Message d'avertissement

Attention : cette page est tirée de nos archives. Il se pourrait que notre site Internet contienne des informations plus récentes sur ce sujet. Pour le savoir, utilisez notre moteur de recherche.

Le 1er novembre 2011

Cher Rick, 

Je tiens à te remercier pour avoir fait usage de ta voix et de ta stature dans la société canadienne afin d’attirer l’attention sur l’homophobie et le suicide chez les jeunes. Tu as tout à fait raison : un jeune qui se suicide, c’est déjà un suicide de trop.

Le mouvement travaillant à l’acceptation des homosexuels et des transsexuels a fait beaucoup de chemin au cours des dernières décennies, mais la mort tragique de Jamie Hubley illustre tout ce qu’il reste à faire. Nous vivons encore dans une société où les jeunes qui sont simplement ce qu’ils sont se font intimider, au point où ils envisagent de s’enlever la vie et où, parfois, ils passent à l’acte. C’est terrible. Je parle ici du Canada, en 2011 : ne devrions-nous pas être plus tolérants que ça?

Tu as également raison d’affirmer que dire aux jeunes d’attendre que « les choses s’améliorent », ça ne suffit pas, que ce soit fondé ou non. Nous devrions tous faire tout en notre pouvoir, dès maintenant, pour nous attaquer de front aux intimidateurs et à ceux qui les appuient. Il faut créer un climat qui rend l’intimidation et l’oppression inacceptables, point final.

Je m’appelle Fred et je t’écris en qualité de président du chapitre ontarien du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Notre syndicat défend depuis longtemps les droits de la personne. Nous luttons particulièrement pour les droits des lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGBT).

Je suis travailleur social de formation et président du plus grand syndicat ontarien. Je suis aussi un leader syndical gai, déclaré et fier. Je suis fier de collaborer avec des gens qui travaillent à bâtir une société plus juste et plus équitable. Je suis fier de la feuille de route de notre syndicat en matière de droits de la personne et d’avancement des droits des LGBT au travail.

Cela dit, ta vidéo nous rappelle qu’il ne suffit pas de concentrer nos efforts sur la vie de nos membres au travail. Nous devons bâtir une société sécuritaire, juste et accueillante pour tous et particulièrement pour tous les jeunes. L’avantage du SCFP, c’est qu’un grand nombre de nos membres travaillent auprès des jeunes.

Le SCFP-Ontario représente 230 000 travailleurs. Puisqu’ils sont employés du secteur public, ils sont tous en contact avec le public. Plusieurs d’entre eux sont même à l’emploi de garderies, d’écoles primaires et secondaires, d’universités, ainsi que de programmes jeunesse municipaux et d’organismes communautaires qui viennent en aide aux enfants et aux familles. Je les inviterai à regarder ta vidéo et à réfléchir à ce qu’ils peuvent faire pour régler les problèmes que tu soulignes. Je collaborerai avec eux pour qu’ils deviennent tous ce que plusieurs sont déjà : des champions anti-intimidation et des défenseurs des jeunes, dans la collectivité et au travail.

Merci de tenter de tirer quelque chose de positif de ce décès tragique. Et merci de nous donner l’occasion de faire une pause et de réfléchir à ce que nous devons faire pour changer notre collectivité pour le mieux.

Salutations sincères, 

Fred Hahn, président du SCFP-Ontario 

  

Pour en savoir plus, veuillez contacter : 

Fred Hahn, président du SCFP-Ontario, 416-540-3979

Craig Saunders, communications du SCFP, 416-576-7316