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Le SCFP Quebec joint sa voix au nombre croissant d’acteurs de la société civile qui exigent un débat public sur l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AÉCG). Avec la participation de plusieurs députés de l’Assemblée nationale, la coalition a tenu une conférence de presse pour dénoncer l’AÉCG, un accord qui menace l’intégrité des populations locales en faveur de grandes multinationales. Ces entreprises pourraient s’emparer des services publics essentiels, comme l’eau, le transport, l’énergie et les soins de santé.

«Il ne faut pas être dupe. Nos marchés publics sont sur la table dans ces pourparlers. Par marché public on entend l’ensemble des contrats des sociétés d’État et des gouvernements, autant au niveau municipal que provincial», affirme Denis Bolduc, secrétaire général du Québec du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

«Notre souveraineté politique et économique est en jeu ici et les négociations se font derrière des portes closes. C’est inacceptable. Il faut un débat public, maintenant!», d’ajouter monsieur Bolduc.

L’AÉCG est l’accord le plus ambitieux jamais négocié par le Canada. Ses visées vont plus loin que l’ALÉNA. Pour la première fois, nous négocions des domaines entiers relevant de la juridiction des provinces et des pouvoirs municipaux et qui, pour le Québec, représentent des services publics majeurs.

Les nombreux groupes de la société civile dont le SCFP, le RQIC, Eau secours, le Conseil des Canadiens et Attac-Québec qui s’opposent à ce projet trouvent écho de l’autre côté de l’Atlantique. Le 13 octobre, ces organisations, tant françaises que québécoises, ont rendu publique une déclaration commune qui dénonce formellement l’Accord et le manque de transparence dans les négociations.

Le gouvernement canadien voudrait terminer les discussions sur l’AÉCG avant la fin de l’année.