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Jacquie Robertshaw, membre du SCFP 1063 au Manitoba, a soumis au site Internet du SCFP cet article inspirant à propos de notre confrère Leo Cheverie. Membre du SCFP 1870 à l’Î.-P.-É., Leo a récemment participé, sur la colline du Parlement, à un « sit-in » de désobéissance civile non violente en opposition à l’oléoduc XL.

Voici l’article de Jacquie :

Notre confrère Leo

Je n’ai jamais rencontré Leo Cheverie en personne, mais j’ai le privilège d’être son amie Facebook. Et si ses interventions reflètent ce qu’il a dans le cœur et dans la tête, alors il est pour plusieurs une autorité en matière de justice sociale et de militantisme écologique, non seulement à son syndicat, mais dans sa vie et ses activités dans la collectivité.

Le lundi 26 septembre 2011, Leo a fait quelque chose de fabuleux. Il s’est joint, main dans la main, à une chaîne de protestataires et a franchi la clôture de la colline du Parlement. Sans savoir ce qui en résulterait, mais sachant qu’il serait probablement interpelé et courait le risque d’accusations au criminel, chose qui pourrait le hanter pour le reste de ses jours. 
 
Il avait ses propres raisons pour franchir cette clôture. Quant à moi, sa consœur, je le remercie de l’avoir fait. Trop souvent, nous, militants écologiques, devons nous dissocier de notre syndicat. Trop souvent, nous choisissons la voie de la protestation bénigne. Leo a fait ce que plusieurs d’entre nous craignons trop de faire : il a risqué sa situation pour protester contre les sables bitumineux, oui, et l’oléoduc XL, encore oui, mais aussi contre le carnage de l’environnement au nom du profit, le pillage des ressources et le pelletage des conséquences toxiques dans la cour des Premières Nations du Canada.

Pourquoi s’opposer à l’oléoduc XL? Pourquoi être militant écologique? Les raisons sont légion, mais, au final, c’est une question d’avenir, pour les peuples amérindiens, pour nous tous et pour les générations futures.

Je souhaite témoigner de l’impact qu’a eu sur moi le geste de désobéissance civile de notre confrère Leo. Son geste puissant m’a émue d’une manière que je ne saurais traduire en mots. L’expression « loin des yeux, loin du cœur » s’applique souvent aux enjeux environnementaux ou autochtones. Or, le 26 septembre, notre confrère Leo était sous nos yeux et il est maintenant très présent dans mon cœur et dans ma tête. Je suis fière de mon confrère!

Vous aimeriez nous parler d’un confrère ou d’une consœur du SCFP? Envoyez votre texte à comm@cupe.ca.