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En février dernier, le maire Rob Ford a annoncé qu’il comptait fermer la succursale Affaires municipales de la Bibliothèque de Toronto, par « souci d’économie ». Le SCFP 4948 représentant les employés des bibliothèques de Toronto a bondi à la défense des bibliothèques de la ville, lieux chéris et fréquentés, en organisant une manifestation antifermeture et en encourageant par lettre les conseillers municipaux à garder cette succursale ouverte.

Dans les mois qui ont suivi le vote du conseil pour cette fermeture, le maire de Toronto a annoncé que la Ville retrancherait 10 % du budget de la Bibliothèque de Toronto, en plus de menacer de fermer des succursales, de réduire les heures d’ouverture et de réduire, voire d’éliminer certains programmes. Les citoyens ont répondu à tout cela d’une voix forte : ils n’appuient pas ces compressions.

D’ailleurs, les citoyens ont rapidement signé la pétition en ligne de la section locale du SCFP, au http://ourpubliclibrary.to/. En trois semaines, ils sont plus de 44 000 à s’être opposé aux compressions et à avoir appuyé la cause des bibliothèques.

Et cette pression du public donne déjà des résultats. Selon un article du Globe and Mail, au moins six conseillers supplémentaires, certains très près du maire, ont rejoint le camp des opposants aux fermetures. http://www.theglobeandmail.com/news/national/toronto/closing-libraries-doesnt-sit-well-with-toronto-councillors/article2120328/

Tôt en juin, le SCFP 4948 a commandé un sondage à la réputée firme Forum Research. Les résultats de cette étude démontrent que les trois quarts des Torontois désapprouvent et la fermeture de bibliothèques par mesure d’économie, et la privatisation des bibliothèques. (À la fin de cet article, vous pouvez télécharger les résultats du sondage sous forme de fichier PDF.)

« Nous craignions le précédent que pourrait établir pour les services publics la «consultation publique» bâclée de l’administration Ford, sans oublier la menace d’autres fermetures et la possibilité d’une privatisation », explique Maureen O’Reilly, présidente du syndicat des employés des bibliothèques de Toronto (Toronto Public Library Workers Union, ou TPLWU), la section locale 4948 du SCFP.

Selon le sondage, en ce qui touche à la Bibliothèque de Toronto, les Torontois ont un message clair pour leur conseil municipal : « Ne fermez pas nos bibliothèques et ne les privatisez pas. » Cela ne surprend pas la section locale, puisque 1,25 million de résidents de Toronto ont leur carte d’usager. D’ailleurs, cette bibliothèque est deux fois plus fréquentée que celles de Chicago, New York ou Los Angeles. Elle offre 11 millions de livres en 40 langues.

Dans une conférence de presse tenue le 13 juillet, Mme O’Reilly a offert au maire Ford une carte d’usager surdimensionnée, en l’invitant à se rendre dans n’importe quelle succursale, n’importe quand. « Vous n’avez qu’à entrer, Monsieur le Maire, avec vos consultants qui vous coûtent des millions de dollars. Parlez aux usagers qui s’y trouvent, demandez à connaître leur opinion. Vous en serez abasourdi. »

Après avoir démontré que les Torontois s’opposent aux réductions et à la privatisation des services, le SCFP 4948 a aidé ceux-ci à témoigner leur appui aux services municipaux. La section locale a mis sur pied un site Internet où les citoyens pouvaient s’organiser une délégation aux comités permanents spéciaux du conseil municipal, se renseigner sur l’étude portant sur les services essentiels, puis agir pour contrer les compressions. http://cupe.on.ca/d1518/toronto-service-review-contact  La section locale a encouragé les gens à discuter de ce qui se tramait à Toronto avec leur entourage et à motiver leurs amis et parents à faire entendre leur voix. On a aussi encouragé les gens à assister aux réunions du conseil.

La dernière séance du comité permanent a commencé à 9 h 30 le 28 juillet pour se terminer à 6 h le lendemain. Plus de 300 personnes ont attendu pour prendre la parole; environ la moitié d’entre elles avaient leur délégation. Avant de passer la parole aux citoyens, le maire a clairement annoncé que la Ville « réduirait son administration, retrancherait des emplois et sous-traiterait ».

Les membres du SCFP 4948 et de l’exécutif du SCFP-Ontario ont déposé devant le comité dix boîtes contenant des pétitions représentant une partie seulement des 36 000 signatures recueillies à ce moment-là. Pendant qu’on apportait ces boîtes, la foule s’est mise à scander « Sauvez nos bibliothèques ». Maureen O’Reilly, présidente de la section locale, a introduit ces pétitions pendant sa présentation.

Le SCFP 4948 continue sa lutte en sensibilisant la collectivité et les organismes. Dans les prochaines semaines, la section locale travaillera avec ses alliés communautaires pour protéger les services publics, au nom des Torontois.

Le syndicat des employés des bibliothèques de Toronto, section locale 4948 du SCFP, représente 2 400 employés de bibliothèques.