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La section locale 3338 du SCFP à l’université Simon Fraser négocie depuis deux ans afin d’obtenir une entente équitable pour les 15 membres du SCFP à plein temps et les cinq étudiants à contrat qui offrent du soutien aux étudiants à travers la Société des étudiants de l’université Simon Fraser (SFSS).

Dans un geste qui constitue manifestement une attaque antisyndicale, le conseil d’administration de la SFSS, dirigé par son nouveau président Jeff McCann, a mis fin à la médiation avant de remettre à son personnel un avis de lock-out de 72 heures. Les syndiqués de la section locale 3338 qui travaillent pour la société seront donc en lock-out à compter du dimanche 10 juillet à 14 h 13. À partir de ce moment, les étudiants de l’université n’auront plus droit à tous les services habituels et certains programmes clés leur seront fermés.

Les syndiqués du SCFP employés par la SFSS fournissent des services qui aident les étudiants à réussir dans leurs études et sur le campus. Ces employés animent des programmes essentiels qui soutiennent et promeuvent la sécurité et l’inclusion sur le campus. Parmi ces services très utiles, on compte l’animation d’un centre pour les femmes qui offrent de l’entraide et de l’aiguillage de crise, sans oublier Out on Campus, une palette de programmes et services pour les lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres et leurs alliés.

Citons le site Internet de la SFSS : « Les permanents de la SFSS sont des professionnels spécialisés dans l’organisation, la gestion sans but lucratif, les finances, la comptabilité, le soutien aux pairs, le graphisme, la gestion de projets, etc. Plusieurs d’entre eux travaillent pour les associations étudiantes depuis plus de dix ans, voire depuis plus de trente ans. » Ce lock-out met en péril plusieurs associations et clubs étudiants qui ont besoin d’organiser des activités, d’avoir accès à des salles et de recevoir du financement.

Dès le début des négociations, le syndicat a reconnu les difficultés financières de la SFSS et proposé des mesures pour l’aider à traverser cette période. Ces propositions, dont celle de suspendre les augmentations selon le coût de la vie, ont été rejetées par la SFSS, bien qu’elles eussent permis de combler une bonne partie du déficit budgétaire. En retour, la SFSS n’a proposé que de drastiques reculs salariaux et des compressions du personnel.

Si la SFSS exécute sa menace de lock-out, plus de 20 000 étudiants de l’université Simon Fraser n’auront plus accès à des services importants. Le centre de photocopies, le centre pour les femmes et les ressources Out on Campus fermeront, sans compter que plusieurs clubs et associations départementales cesseront de fonctionner.

Les syndiqués du SCFP savent que les étudiants paient pour les services que dispense la SFSS et prennent cette responsabilité au sérieux. C’est pourquoi la section locale 3338 a travaillé très fort pour rencontrer l’employeur à mi-chemin. Le personnel de la Simon Fraser Student Society demande à l’employeur de revenir à la table de négociation, afin que les deux parties puissent arriver à une entente.