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Les deux partis d’opposition de l’Ontario affirment que s’ils sont élus en octobre, ils aboliront les organismes régionaux de santé existants, connus sous le nom de Réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS). Toutefois, aucun de ces partis ne semble proposer de solution de rechange concrète pour superviser les soins de santé à l‘échelle de la province.

À l’approche des élections provinciales, les conservateurs (PC) et les nouveaux démocrates (NPD) semblent offrir aux électeurs « un tour de magie qui ferait d’une buse un épervier grâce à une énième restructuration des soins de santé. La dernière chose que les Ontariens veulent, ce sont des années de turbulences dans le réseau de santé », a déclaré Michael Hurley, président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO) du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Sous le gouvernement conservateur précédent, dont faisait partie le chef actuel Tim Hudak, la restructuration des soins de santé « s’est avérée désastreuse pour les patients ontariens. On a réduit les budgets et fermé ou fusionné des hôpitaux. Qui plus est, on a instauré la sous-traitance obligatoire pour les services de soins à domicile, avec pour résultat une augmentation soudaine des coûts assortie d’une exploitation de la main-d’œuvre qui prodigue les soins à domicile dont les faibles salaires assurent une marge de profit aux fournisseurs », a poursuivi Michael Hurley. 

Dans le programme politique qu’ils viennent tout juste de publier, les nouveaux démocrates se contentent d’affirmer qu’ils aboliront les RLISS et les remplaceront par « des prises de décision au niveau local ».  

« Les deux partis doivent se positionner en indiquant exactement quel système ils suggèrent pour remplacer les RLISS », a ajouté M. Hurley, « surtout depuis qu’un consultant a proposé dans son rapport des changements radicaux en remplacement des RLISS, dont la réduction de moitié des fonctionnaires du ministère de la Santé, la création d’un comité exécutif de six dirigeants supérieurs régionaux pour coordonner le réseau, et l’abolition des RLISS, des Centres d’accès aux soins communautaires (CASC), et des hôpitaux existants pour les remplacer par des douzaines d’organismes de santé intégrés fournissant des soins hospitaliers, des soins à domicile, des soins de première ligne et d’autres services. » 

Les conservateurs ont déjà indiqué que leur programme comprenait l’introduction de la concurrence sur le marché des services de soutien pour les hôpitaux. Cette nouvelle méthode exigerait un renforcement de la bureaucratie existante pour gérer les contrats.

« Même si les conservateurs ont protesté contre les coûts de la bureaucratie des RLISS, leur intention d’imposer des appels d’offres pour les services de soutien augmenterait automatiquement les coûts administratifs, et ce, au détriment des soins de première ligne. Cela s’est d’ailleurs vérifié dans les administrations qui ont opté pour les appels d’offres obligatoires. Devant l’augmentation des coûts de gestion, les hôpitaux ont dû réaffecter des ressources pour payer la nouvelle structure bureaucratique gonflée. En fin de compte, le système hospitalier ontarien, le plus performant au Canada, sera moins viable si l’on adopte le programme des conservateurs », a conclu Michael Hurley. 
  

Pour tout renseignement supplémentaire, prière de communiquer avec :

Michael Hurley
Président, Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO) du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)
 416-884-0770

Stella Yeadon
Communications, SCFP
 416-559-9300