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Ottawa, ON — L’appui du public pour l’accord de libre-échange avec l’Union européenne (UE) est élevé. Par contre, un nouveau sondage indique qu’un grand nombre de personnes s’opposent à ouvrir les marchés des achats gouvernementaux à la concurrence européenne et à d’autres dispositions clés en cours de négociation avec l’UE.

Soixante et onze pour cent des Canadiens appuient un accord de libre-échange avec l’UE, selon un sondage réalisé par Environics Research Group pour le compte du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Le sondage indique, toutefois, que de nombreux citoyens sont contre les dispositions clés de l’Accord économique et commercial global (AECG) en cours de négociation entre le Canada et l’UE.

« Les Canadiens comprennent fort bien l’importance du commerce international, mais ils désirent des ententes commerciales qui sont responsables et dans le meilleur intérêt de leurs collectivités », a déclaré le président national du SCFP, Paul Moist.

Soixante pour cent des Canadiens sont contre l’idée d’ouvrir les marchés des achats gouvernementaux à la concurrence des compagnies européennes. L’UE désire inclure dans l’AECG des dispositions qui empêcheraient tous les ordres de gouvernement, y compris les administrations municipales, d’appliquer des politiques d’acquisition qui favorisent les sources locales, régionales ou nationales.

Les Canadiens sont également opposés aux dispositions de l’AECG qui pourraient faire augmenter le prix des médicaments d’ordonnance. Selon une récente étude, le prix des médicaments pourrait augmenter de 2,8 milliards de dollars par année si la prolongation de la protection conférée par un brevet pour les médicaments d’origine proposée dans l’AECG était accordée. Une importante majorité de Canadiens, soit 67 pour cent, s’opposerait à un accord commercial avec l’UE qui ferait augmenter le prix des médicaments d’origine.

« Plus les Canadiens en apprennent sur l’AECG, plus ils sont en désaccord avec les questions clés présentement en négociation », a ajouté P. Moist. « On doit absolument surveiller de près les concessions que le gouvernement du Canada est prêt à faire dans le cadre de cette entente. »

De nombreuses personnes s’opposent aussi à laisser le champ libre aux entreprises européennes pour les services de traitement de l’eau et des eaux usées. De fait, 40 pour cent des personnes interrogées sont pour et 52 pour cent sont contre que les entreprises européennes aient accès à ces marchés.

Le sondage a été réalisé du 12 au 16 mai 2011 auprès de 1 000 personnes. La marge d’erreur est de plus ou moins 3,1 pour cent, 19 fois sur 20.

Les préoccupations mentionnées par les Canadiens au cours de ce sondage sur l’AECG font l’objet d’une série de forums publics présentement tenus par le SCFP et le Conseil des Canadiens. La semaine prochaine, Paul Moist et la présidente du Conseil des Canadiens, Maude Barlow, seront à Winnipeg, Halifax et St. John’s pour discuter de l’AECG et de ses répercussions potentielles sur les collectivités canadiennes.