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Ottawa, Ontario – Le plus grand syndicat au Canada demande au gouvernement Harper de reculer dans son intention d’utiliser une loi spéciale pour forcer le retour au travail des membres des TCA présentement en grève avec Air Canada. Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) exige que les droits des travailleurs d’Air Canada soient respectés.

« C’est une attaque sans précédent sur les droits des travailleurs canadiens à négocier collectivement, déclare Paul Moist, président national du SCFP. La direction de la compagnie affirme que les choses procèdent normalement pendant la grève et qu’il n’y a pas de signe d’un effet néfaste sur l’économie. L’intervention du gouvernement fédéral, à cette étape, est totalement injustifiée et est en contradiction claire avec le Code du travail du Canada. »

M. Moist déclare que ce projet de loi spéciale représente, de la part du gouvernement Harper, une action délibérée afin de réduire les salaires et les avantages sociaux non seulement des membres des TCA, mais bien de tous les travailleurs au Canada.

« Le fait que le gouvernement fédéral bouge si rapidement peut certainement être vu comme une forme d’action préventive qui aura comme effet de renforcer le pouvoir qu’Air Canada exerce vis-à-vis ses employés. C’est un dangereux précédent pour tous les travailleurs syndiqués au pays, et cela envoie un message clair que les intérêts des grandes sociétés priment sur ceux des travailleurs canadiens », déclare Paul Moist.

Afin de réitérer ses préoccupations, M. Moist a fait parvenir une lettre à la ministre du Travail, Lisa Raitt, pour exprimer l’opposition ferme du syndicat à une loi spéciale de retour au travail touchant les agents au service à la clientèle et aux ventes, syndiqués avec les TCA.

« Votre décision est un autre exemple de l’échec de votre gouvernement de prendre en compte les besoins des Canadiens pour leur retraite. Le projet de loi spéciale va simplement renforcer la main d’un grand employeur fédéral dont l’intention est de démanteler et d’abandonner son régime de retraite à prestations déterminées, régime qui est un ingrédient essentiel pour assurer des revenus de retraite adéquats pour les travailleurs », a écrit M. Moist dans sa lettre.

La Composante d’Air Canada du SCFP, qui représente plus de 6800 agents de bord, est présentement en négociation avec le transporteur aérien. Air Canada demande aux membres du SCFP des concessions sur le régime de retraite similaires à celles demandées aux membres des TCA et qui ont mené en partie à cette grève.

M. Moist a conclu sa lettre en invitant la ministre Raitt de respecter le processus de négociation collective. « Votre gouvernement ne devrait pas, de manière si explicite et provocante, se mettre du côté d’une compagnie qui cherche à imposer des concessions majeures qui mèneraient à une abolition pure et simple de son plan de retraite à prestations déterminées pour ses employés. »

Afin de démontrer son soutien aux travailleurs des TCA en grève, M. Moist sera présent à la Chambre des Communes pour le dépôt et le débat autour du projet de loi spéciale. Il sera disponible pour les médias, à la suite du débat, à 11 h approximativement.

Le SCFP est le plus grand syndicat au Canada, représentant plus de 608 000 travailleurs à travers le pays.