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Les partisans de l’intégration communautaire demandent à la première ministre d’appliquer son approche « les familles d’abord » aux personnes qui soutiennent des adultes ayant des déficiences développementales. Dans les dernières années, on a érodé, voire coupé les programmes de répit, centres de jour et autres mesures d’appui à l’intégration communautaire, ce qui alourdit considérablement la tâche des familles et des adultes. Plusieurs demeurent sur de longues listes d’attente ou sont confrontés à des choix très limités lorsqu’ils ont enfin accès aux services.

Le groupe d’action en intégration communautaire de la C.-B. (B.C. Community Living Action Group, ou BC CLAG) dont fait partie le SCFP-C.-B. a publié aujourd’hui un rapport détaillé du consensus sur la crise de l’intégration communautaire. Ce rapport intitulé « Reaching Out, Weighing In » fait les demandes suivantes :
  

  1. Qu’on accroisse le financement provincial pour répondre aux besoins en soutien des adultes ayant des déficiences développementales et leur famille; qu’on attribue le financement de manière équitable et stratégique.

  2. Qu’on crée un défenseur indépendant ayant un large mandat prescrit par la loi et qui supervisera, surveillera et fera rapport, afin d’améliorer le soutien et les résultats des adultes ayant des déficiences développementales.

  3. Qu’on inclue les individus et les familles dans la prise de décision, en les écoutant, en leur présentant des choix sensés et en respectant les besoins variés et changeants de chacun.

  4. Qu’on établisse une consultation et une collaboration entre les agences de services, les travailleurs de première ligne, les défenseurs de cette clientèle et les autres intervenants détenant une expertise et un savoir importants.

  5. Qu’on introduise un projet de loi provincial qui définira les droits à l’inclusion et au soutien des adultes ayant des déficiences développementales. 

  

Anita Dadson de BC FamilyNet, membre du BC CLAG, a invité la première ministre Christy Clark « à tenir sa promesse de faire passer les familles d’abord, en s’engageant envers l’intégration communautaire ». Mme Dadson a souligné « l’érosion des services au fil des ans, ce qui nous fait craindre énormément pour l’avenir de nos êtres chers ».

Dawn Steele de l’organisme Moms on the Move a dit du réseau d’intégration communautaire de la province qu’il « tombait en morceaux ». Elle a demandé au gouvernement de tenir compte des conclusions du rapport, à savoir : un urgent besoin de financement et la création d’un défenseur provincial indépendant. « Le sous-financement prive les familles de leurs droits et peut en pousser certaines vers le précipice », a expliqué Mme Steele.

James Cavaluzzo du BCGEU a décrit la détérioration des conditions de travail des travailleurs en intégration communautaire, pour ensuite demander « du changement qui ne vienne pas de bureaucrates déconnectés ne pensant qu’à l’économie ».

Ce rapport survient à la suite d’une « refonte des services » lancée par Community Living BC (CLBC) en 2010, geste dont l’objectif avoué était de réduire les coûts de 22 millions de dollars. On a fermé plus de trente foyers de groupe à travers la province entre avril 2010 et janvier 2011. Selon les projections du BC CLAG, un foyer sur trois desservant les Britano-Colombiens ayant des déficiences développementales aura fermé ses portes d’ici 2016.

Malgré les paroles rassurantes du gouvernement selon lesquelles personne ne serait contraint de partir, le rapport fait état de plusieurs plaintes documentant de tels cas. « Forcer les gens à quitter leur foyer, précise Mme Steele, les priver de choix, les couper de leur famille, leurs amis et leur communauté, à l’encontre du souhait et des supplications de leur famille, voilà qui viole tous les engagements qu’a pris le gouvernement provincial lors de la création de CLBC. »

Le réseau de soutien en intégration communautaire de la C.-B. souffre de sous-financement chronique. D’ici 2013, la demande en services aux adultes aura augmenté de 60 % en une décennie. Au cours de la même période, le budget provincial sera demeuré le même en chiffres absolus.
 
• Consulter le rapport