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Consœurs et confrères,

Dans mon dernier rapport, je décrivais l’approche équilibrée que nous avons jugé nécessaire d’adopter dans la préparation du budget de 2011.  À peine trois mois après le début de l’année, il est clair que notre approche était la bonne car nous avons les bases solides voulues pour aider nos membres à relever les défis qui les attendent.

Ceux-là même qui ont mené le monde au chaos financier il y a moins de trois ans visent maintenant les travailleuses et les travailleurs du secteur public.  Mais notre syndicat est prêt à riposter.

Bien que nous n’ayons pas encore reçu les états financiers vérifiés (au moment de rédiger le présent rapport, il nous reste encore des factures de 2010 à traiter), nous savons que nous disposons d’un solide solde bancaire.  Notre ratio actif-passif est de 1.6:1.  Et je suis heureux de dire que nous pouvons maintenant radier plus de 2 millions de dollars qui étaient inscrits aux comptes créditeurs depuis 10 ans à cause d’une poursuite intentée par notre ancien fournisseur de services technologiques.  Cette poursuite a été rejetée.  Nous affichons aussi un excédent préliminaire de plus de 1,5 million de dollars dans la Caisse nationale de défense.

Ce sont de bonnes nouvelles, car nous aurons besoin de toutes nos armes pour lutter, comme le montrent les demandes de campagnes à frais partagés qui seront présentées au Conseil, tout comme les plans de luttes contre la privatisation soumis par les régions.  Nos sections locales de Toronto doivent livrer une lutte sur plusieurs fronts contre leur maire qui veut sous-traiter les services de collecte des ordures et qui vise aussi les garderies, le logement et de nombreux autres secteurs.  À Winnipeg, la Ville envisage toujours de confier le traitement des eaux usées à Veolia.  Et partout au Canada, les municipalités pourraient perdre leur droit de prendre des décisions au nom de leurs propres communautés si l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’UE entre en vigueur.

La planification est aussi commencée dans les cinq provinces où des élections sont prévues.  Et nous mettons tous les outils en place pour être prêts en cas d’élections fédérales.  Le budget fédéral a été présenté hier (22 mars), alors tout est possible.

L’équité fiscale doit être un enjeu électoral pour nous dans toutes ces élections, parce que trop de gouvernements sont prêts à favoriser leurs amis des entreprises pendant que les travailleuses et les travailleurs et leurs familles supportent le fardeau des programmes et des services.  C’est l’un des messages que je veux transmettre à nos congrès des divisions du printemps.  Il est temps que les entreprises paient leur juste part.  Sinon, la spirale vers le bas s’accélérera pendant que nous attendrons des sociétés les grands investissements qui ne semblent jamais venir.

La lutte se livre aussi sur la scène internationale et notre solide situation financière nous permettra d’y participer au besoin.  Le mois dernier, lorsque l’appel est venu, nous avons pu immédiatement envoyer une délégation de membres du personnel à Madison, au Wisconsin, pour manifester notre solidarité avec les travailleurs du secteur public dont le droit fondamental d’appartenir à un syndicat est menacé.

Je rentre moi-même tout juste d’Haïti (la réunion d’hier du Comité exécutif national est la première que je rate depuis que j’occupe le poste de secrétaire-trésorier national).  Ce fut un séjour fantastique, car nous avons pu commencer à aider notre syndicat affilié, la CTSP, à construire un nouvel édifice qui remplacera celui qui a été détruit par le tremblement de terre de l’an dernier.  Mais nous avons fait plus : nous avions avec nous une douzaine d’ordinateurs portables usagés pour le syndicat.  À la demande de la CTSP, mon adjoint exécutif Michael Butler et l’agente administrative du SCFP Line Deschamps ont offert une session de formation d’une semaine en administration financière de base.  Nous avons aussi été rejoints par Ronald Boisrond, conseiller temporaire à la recherche du Québec, aussi membre de la section locale 301 et membre de la grande communauté haïtienne de Montréal.

Je suis extrêmement fier du travail que nous avons pu accomplir dans ce pays appauvri et je suis heureux que notre syndicat ait eu les moyens de le faire.

Sur une note plus personnelle, je tiens à informer le Conseil exécutif national et tous les membres du SCFP qu’après une longue réflexion, j’ai décidé de ne pas me représenter au poste de secrétaire-trésorier national à notre congrès national de Vancouver.  Il est temps de partir pendant qu’on me veut encore.

Les membres m’ont fait confiance pendant 10 ans.  Une fois élu, je n’ai jamais été contesté.  Ce fut un plaisir de travailler avec le confrère Paul et avec vous au cours des huit dernières années, à faire avancer l’organisation dans la bonne direction.  Le temps de la transition est venu et il faut la faire de manière correcte et ordonnée.

Je suis impatient d’initier une nouvelle personne à ces fonctions et je vous remercie pour l’honneur que vous m’avez fait en m’élisant secrétaire-trésorier national au cours des dix dernières années.  Bien entendu, il me reste plusieurs rapports à présenter au Conseil comme secrétaire-trésorier national en 2011, ce que je ferai avec fierté.

Respectueusement soumis par,


Le secrétaire-trésorier national,

CLAUDE GÉNÉREUX

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