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Montréal – Les représentants des travailleurs syndiqués d’Hydro-Québec déplorent le manque de rigueur du document déposé aujourd’hui par François Legault et Charles Sirois au sujet de l’avenir du système québécois d’éducation. Ce document propose des dépenses additionnelles de 950 millions par an, dont 600 millions proviendraient d’une réduction de 23 % des frais d’exploitation d’Hydro-Québec sur une période de quatre ans.

Les dirigeants des syndicats SCFP qui représentent 17 700 salariés à Hydro-Québec soulignent que le document ne fait référence à aucune étude ni aucun argumentaire expliquant d’où sortiraient ces 600 millions. Selon eux, il serait totalement irresponsable de tailler dans le muscle d’une entreprise particulièrement performante qui verse un dividende colossal chaque année au gouvernement du Québec et qui offre les tarifs d’électricité les plus bas en Amérique du Nord.

« Avec des bénéfices nets de plus de 2,5 milliards de dollars en 2010 et un dividende versé au gouvernement du Québec supérieur à 1,8 milliard, Hydro-Québec est un formidable moteur économique et créateur de richesse pour l’ensemble des Québécois. C’est une entreprise hautement efficace qui n’a pas besoin d’apprentis sorciers pour livrer la marchandise année après année »,selon Richard Perreault, président du Syndicat des employés de métier d’Hydro-Québec (SCFP 1500).

« Comme M. Legault ne documente pas son affirmation à propos des 600 millions, on ne peut que supposer qu’il reprend des hypothèses lancées en l’air par l’Institut économique de Montréal. Rappelons que l’IEDM est un think tankde droite et non pas un institut de recherche scientifique, et ses publications, comme celles de Claude Garcia, ne devraient pas être utilisées comme ouvrages de référence, surtout pas pour évaluer l’efficacité d’Hydro-Québec », selon Pierre-Guy Sylvestre, économiste au service de la recherche du SCFP.

Une réputation internationale d’excellence

L’expertise et le dynamisme d’Hydro-Québec sont reconnus de par le monde. Récemment, le magazine « Electric Light & Power » a décerné à notre société d’État le trophée de l’« Entreprise d’électricité de l’année 2010 ». Voici ce que la rédactrice en chef avait à dire sur Hydro : « Notre équipe de rédaction a évalué toutes les compagnies d’électricité d’Amérique du Nord […] Hydro-Québec devance nettement ses concurrents sur les plans de la responsabilité environnementale, de la satisfaction des clients, des techniques de transport, des tarifs et des bénéfices. »

Les Québécois paient leur électricité à bas prix

En plus d’engranger des profits qui servent à payer les écoles, les hôpitaux ou les routes, Hydro-Québec offre l’électricité la plus abordable en Amérique du Nord. Une comparaison des prix d’électricité dans les grandes villes du continent démontre que c’est à Montréal que le prix est le plus bas, soit environ le tiers du prix par rapport à San Francisco ou New York.

Et nos tarifs sont remarquablement stables. Depuis 1999, la facture d’électricité au Québec a suivi l’évolution des prix tout simplement. Nous payons sensiblement la même chose qu’il y a une décennie en dollars constants, tous secteurs confondus.

« Hydro-Québec est un vaste succès. C’est un fleuron de notre économie et notre base énergétique. Il faut se méfier de ceux qui lancent des hypothèses sans fondement scientifique. Depuis toujours, Hydro-Québec suscite la jalousie et la convoitise d’une certaine droite économique qui cherche à la dénigrer pour mieux la privatiser », de conclure Richard Perreault.