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L’Hôpital chinois de Montréal traverse une crise aigüe. Ses employés de toutes catégories réclament la démission du directeur général Anthony Shao, en poste depuis 2001. Fait exceptionnel, les employés non syndiqués et les cadres se joignent à la démarche des syndiqués membres du SCFP, de l’AIM-FIQ et de l’APTS. À la source, une longue série d’incidents démontrant une gestion incompétente, un style de leadership autocratique, une culture du secret et une incapacité à régler les problèmes de relations de travail. Le 3 mars, les employés ont tenu une manifestation à l’extérieur de l’établissement pour exprimer leur mécontentement.

À la mi-janvier, une nomination controversée a été la goutte qui a fait déborder le vase. C’est à ce moment qu’une pétition demandant la démission de M. Shao a recueilli en quelques jours la signature de 123 employés parmi tous les groupes. Par la suite, le 18 février, cinq représentants des employés et des cadres ont fait parvenir une lettre à l’Agence de santé et de services sociaux de Montréal pour demander une rencontre et une intervention.

Cette lettre rapporte que « plusieurs plaintes ont été faites au sujet du comportement inapproprié de M. Shao face aux employés et des mauvaises décisions concernant nos résidants. La qualité des soins en est bien sûr affectée ». On y affirme également que les employés ont fait appel au conseil d’administration de l’établissement pour résoudre l’impasse. Celui-ci a décidé de mandater un enquêteur pour faire la lumière sur les allégations. Mais vu le manque de transparence du processus d’enquête, les employés ont refusé d’y participer et de le cautionner.

« 邵院長應該立即辭去職務, 因為全院絕大部份員工對他失去信心. M. Anthony Shao ne devrait pas rester en poste un jour de plus, les employés sont unanimes à cet effet. Par exemple, à l’automne 2008 et au printemps 2009, nous avons connu une ‘saga des robinets’. M. Shao, envers et contre tous, s’était mis en tête de remplacer tous les robinets de l’établissement. Résultat : les nouveaux modèles de robinets étaient complètement dysfonctionnels et il a fallu les rechanger à nouveau », selon Linda Lee, présidente de la section locale 4490 du SCFP.

« La démission de M. Shao est devenue incontournable tellement sa gestion des ressources techniques et professionnelles, entre autres, est irrationnelle. Il fait l’unanimité contre lui. Autant chez les employés cadres, les employés administratifs que chez le personnel syndiqué, on exige son départ. Il est temps de remettre du bon sens dans la gestion de cet établissement important pour la communauté sino-montréalaise », indique Marc Pelletier, conseiller syndical de l’APTS à l’Hôpital chinois de Montréal.  

En décembre 2004, sous la gouverne du même directeur général, un scandale avait éclaté au sujet de l’utilisation abusive de caméras et de micros. Lisez le communiqué émis à l’époque.

L’Hôpital chinois de Montréal prodigue des soins médicaux et offre des services d’hébergement à tous les adultes et personnes âgées, particulièrement d’origine chinoise ou sud-est asiatique, qui souffrent d’une incapacité permanente ou qui ont perdu leur autonomie fonctionnelle. Il compte au total environ 210 employés. Parmi eux, on compte des membres du SCFP (préposés aux bénéficiaires, préposés à l’entretien, cuisiniers, préposés à l’alimentation, agentes administratives, etc.), des membres de l’AIM-FIQ (infirmières et infirmières auxiliaires) et des membres de l’APTS (récréologues, ergothérapeutes, physiothérapeutes et techniciennes en diététique).