Message d'avertissement

Attention : cette page est tirée de nos archives. Il se pourrait que notre site Internet contienne des informations plus récentes sur ce sujet. Pour le savoir, utilisez notre moteur de recherche.

VICTORIA, C.-B. – Les administrateurs du District régional de la capitale (DRC) ont reçu un message clair : respectez votre engagement envers le traitement des eaux usées et évitez le terrain glissant que constitue l’exploitation privée « à court terme ».

Un rapport d’Ernst and Young sur l’intérêt de l’industrie à participer au plan d’approvisionnement du DRC, déposé devant le Core Area Liquid Waste Management Committee (CALWMC - comité sur le traitement des eaux usées de la région centrale) a soulevé des inquiétudes. Dans une lettre au comité, Blair Redlin, représentant national du SCFP, prévient que les recommandations de ce rapport (un « sondage du marché ») augmenteraient le contrôle privé sur le projet d’usine de traitement.

M. Redlin questionne le fait qu’une grande partie du rapport semble contredire les décisions antérieures et l’opinion publique qui soutiennent clairement un contrôle public de l’exploitation de la nouvelle usine.

Le 31 mars 2010, les administrateurs du DRC ont approuvé un plan utilisant des méthodes traditionnelles d’approvisionnement et non un partenariat public-privé. Cette décision est survenue après une étude approfondie des facteurs financiers, techniques et sociaux. Les résidents l’ont applaudie fortement.

« Le rapport d’Ernst and Young dépasse largement le mandat du DRC, soit de confier au privé la conception et la construction des installations, soutient M. Redlin. Il recommande un contrat d’exploitation de trois à cinq ans, plutôt que de limiter l’apport du privé à l’aide initiale à la formation et l’entretien, ce qui est habituellement le cas lorsqu’il construit une installation publique. »

M. Redlin souligne aussi que ce sondage du marché a exploré la possibilité d’un contrat d’exploitation de 20 ans avec des participants du secteur privé : « Cela outrepasse clairement la décision originale du DRC»

« Nous savions, à l’annonce de la décision, que ce ne serait pas tout, a déclaré Barry O’Neill, président du SCFP-C.-B., même si les résidents s’étaient largement prononcés contre la privatisation du traitement des eaux usées. Les élus du DRC les ont écoutés et ont pris la bonne décision. Ils doivent dorénavant maintenir le cap et demeurer public. »

Le rapport a été déposé devant le CALWMC le 23 février.

Lire la lettre du SCFP-C.-B. au comité (en anglais).

Pour en savoir plus, veuillez contacter :

Robin Roff
Coordonnatrice du SCFP en privatisation (bureau régional de la C.-B.)
 604-992-9943