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OTTAWA – Les systèmes publics d’eau du Canada qui font déjà face à d’énormes défis sont menacés par une importante entente de libre-échange qui est actuellement en négociation entre le Canada et l’Union européenne (UE). Une nouveau rapport rendu public aujourd’hui, Eau publique à vendre : comment le Canada va privatiser nos systèmes publics d’eau avertit que l’eau publique du Canada sera perdue si les provinces et territoires ne prennent pas immédiatement les mesures appropriées pour s’assurer que l’eau soit retirée du cadre des discussions sur la proposition d’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG).

Le rapport du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et du Conseil des Canadiens décrit comment l’AECG aura pour effet de rendre les systèmes municipaux publics d’eau de l’ensemble du Canada vulnérables à la privatisation. À la demande des grandes entreprises européennes à but lucratif du secteur de l’eau, les gouvernements provinciaux et territoriaux envisagent d’inclure l’eau potable et les services de traitement des eaux usées à l’ensemble des services qui seront couverts par l’AECG. C’est le gouvernement Harper qui leur a demandé de prendre une décision finale dans ce dossier avant la prochaine ronde de négociation de l’AECG, la sixième, qui doit débuter en janvier à Bruxelles.

« L’AECG est une entente de privatisation de l’eau, affirme Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens. Notre eau publique est le sujet de négociations qui se déroulent derrière des portes closes. Nous devons agir dès maintenant, sinon un matin nous nous réveillerons et nos systèmes publics d’eau auront tous disparus. »

Le SCFP et le Conseil des Canadiens font appel aux provinces et aux territoires afin qu’ils affirment leur juridiction et qu’ils mettent l’eau public canadienne à l’abri du mépris irresponsable affiché par le gouvernement Harper pour cette ressource. Le rapport souligne que l’AECG aura pour effet d’aggraver les pressions exercées sur les municipalités et les réserves autochtones canadiennes par le financement public inadéquat et les programmes d’encouragement à la privatisation du gouvernement fédéral pour qu’elles privatisent leurs systèmes d’eau. 

« Les Canadiens vouent une grande confiance aux systèmes d’eau et de traitement de l’eau qui appartiennent et sont exploités par le public, dit Paul Moist, président national du SCFP. L’eau et les autres services essentiels – comme les soins de santé, les transports en commun, les services postaux et l’énergie – sont des éléments vitaux de nos collectivités. Cette entente permettra aux plus importantes multinationales du monde de faire des profits avec l’eau du Canada. »  M. Moist demande aussi aux sections locales du secteur des municipalités du SCFP d’agir pour bloquer cette entente qui est actuellement négociée sans débat public.

Les négociateurs de l’UE demandent aussi que les municipalités canadiennes et leurs services d’eau soient inclus à un chapitre de l’entente sur les achats publics. Si c’est ce qui arrive, ce sera la première fois que l’eau potable du Canada sera entièrement incluse à un traité commercial. L’objectif est donc clairement d’encourager la privatisation des systèmes publics d’eau des municipalités canadiennes. 

« Les systèmes de distribution de l’eau potable et de traitement des eaux usées  sont des actifs communautaires très importants. Les services d’eau potable et de traitement des eaux sont un droit de la personne et une source de vie de collectivités en santé et performantes », dit encore Mme Barlow.

  

Renseignements :

Greg Taylor
Relations avec les médias, SCFP national
(613) 237-1590, poste 393

Matthew Ramsden
Agent de communication (campagnes)
(613) 698-5113 (cell)