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Chaque jour de la semaine, les membres et les militantes et militants du SCFP sont aux premières lignes pour contrer la violence infligée aux femmes.

Au centre de crise Eastman—un refuge pour femmes et enfants victimes de violence de Steinbach, au Manitoba—les membres du SCFP appuient les femmes maltraitées et attirent l’attention sur leur sort.  Ce n’est qu’un exemple des innombrables organisations où des membres du SCFP offrent des services communautaires indispensables.

Le 6 décembre, le refuge tiendra plusieurs veillées aux chandelles à Steinbach et dans d’autres localités avoisinantes pour souligner la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes au Canada. Et tous ces gens ne seront pas les seuls. Les membres du SCFP et d’autres citoyennes et citoyens canadiens planifient des activités d’un bout à l’autre du pays.

À Ottawa, Rashida Collins, de l’Association des femmes autochtones du Canada, se joindra au président national du SCFP Paul Moist dans le cadre d’une cérémonie spéciale organisée pour souligner cette journée.  Mme Collins parlera de la campagne « Sœurs par l’esprit », qui vise à sensibiliser les gens au sort des femmes et des filles autochtones disparues ou assassinées.

Au Nouveau-Brunswick, le Comité des femmes du SCFP-N.-B. demande aux membres de porter du mauve ce jour-là.

À Winnipeg, une marche aux chandelles, qui partira du Centre Union pour se rendre devant la Législature, se tiendra en avant-midi.  Suivra un déjeuner organisé pour recueillir de l’argent destiné à Moisson Winnipeg et au Fonds des femmes de la FTM.

À l’Île-du-Prince-Édouard, Lori MacKay, membre du Comité national des femmes du SCFP, prendra la parole au nom de la Fédération du travail de l’Î.-P.-É. à un service commémoratif spécial.

Au Québec, les membres du SCFP participeront à des activités coordonnées par la Fédération des Femmes de Québec (FFQ), dont un rassemblement au centre-ville de Montréal.

À Toronto, à la recommandation du Comité national des femmes du SCFP, la Fédération du travail de l’Ontario organise des ateliers spéciaux sur les nouvelles clauses relatives à la violence et au harcèlement dans la Loi sur la santé et la sécurité au travail de l’Ontario.

D’autres activités sont prévues dans chaque province.

Une date importante, un enjeu sérieux

Le 6 décembre marque l’anniversaire de la tuerie survenue en 1989 à l’École Polytechnique de Montréal, au cours de laquelle quatorze femmes ont été assassinées parce qu’elles étaient des femmes. L’une d’entre elles était membre du SCFP.

« Depuis de nombreuses années, le SCFP participe à la lutte pour mettre fin à la violence contre les femmes », ont déclaré Paul Moist et Claude Généreux, respectivement président et secrétaire-trésorier du SCFP, dans une lettre conjointe.  « Le 6 décembre nous donne l’occasion de réaffirmer l’engagement du SCFP à l’égard de la grande lutte pour l’égalité des femmes. »

Les statistiques sur la violence contre les femmes sont époustouflantes.  Selon le Congrès du travail du Canada, chaque minute de chaque jour, au Canada, une femme ou un enfant subit une agression sexuelle et, chaque semaine, une ou deux femmes sont assassinées par un partenaire, actuel ou ancien. L’homicide est la première cause de décès chez les femmes en milieu de travail.

Les femmes autochtones font face à des statistiques encore plus effarantes. Plus de 582 femmes autochtones sont disparues ou ont été assassinées au Canada au cours des dernières décennies.

Le SCFP a pris plusieurs mesures pour contrer la violence à l’égard des femmes, notamment au cours des derniers mois en instaurant un nouveau Code de conduite pour les congrès et les rencontres nationales, en appuyant une pétition internationale de l’ONU qui a récolté plus d’un million de signatures et en soutenant la campagne « Respect » du SCFP-Manitoba, qui a produit une vidéo mettant en lumière les réalisations de membres du SCFP qui travaillent au sein d’organisations de soutien aux femmes victimes de violence.

UPDATE: Des photos de la cérémonie d’Ottawa ont été ajoutées. Michelle McGuire et Rashida Collins de l’Association des femmes autochtones du Canada et de Sœurs par l’esprit se sont jointes au président national du SCFP Paul Moist pour participer à une cérémonie tenue au bureau national du SCFP.

Mme Collins a discuté des défis particuliers que doivent relever les communautés autochtones  du Canada en matière de violence contre les femmes.  Par exemple, le manque de moyens de transport adéquats fait souvent subir aux femmes autochtones des risques additionnels.

« Dans certaines de nos petites communautés éloignées, les femmes et les filles doivent faire du pouce et nous ne pouvons même pas le leur interdire, a affirmé Rashida Collins. Elles doivent [se rendre dans les centres urbains] pour des choses que nous prenons pour acquises, comme l’épicerie ou les rendez-vous chez le médecin par exemple. »

Paul Moist a abordé la question des différentes formes que peut prendre la violence et qui exigent différentes solutions.

« Notre syndicat est déterminé à travailler avec d’autres pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles, dont la mise en place de mesures pour contrer la pauvreté, une forme de violence structurelle qui vulnérabilise les femmes et les filles, et d’autres, a déclaré M. Moist. Il est important que nous nous rassemblions à cette date, chaque année, pour commémorer les victimes et nous consacrer à la lutte en faveur d’un changement positif pour toutes les femmes victimes de violence. »

Pour en savoir plus sur ce que le fait le SCFP pour promouvoir l’égalité des femmes, cliquez sur les liens suivants :