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MONTREALRené Roy, secrétaire général de la FTQ, en appelle au gouvernement afin d’éviter que le chaos et l’iniquité ne viennent mettre en péril l’exercice d’équité salariale en cours sur l’île de Montréal. Une interprétation de la Loi sur l’équité salariale, amendée récemment par le gouvernement Charest, est au cœur du litige.

L’effet est de taille puisque ces modifications obligent le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SCFP-FTQ) à créer  d’urgence, pour chacune des douze municipalités reconstituée, un comité de travail et réaliser l’équité salariale avant le 31 décembre prochain. Il faudra donc former les personnes qui siégeront à ces comités et surtout, recommencer le complexe exercice d’équité salariale, déjà très avancé dans la ville centre. Ce bouleversement suscite le désordre et provoque une avalanche de questions d’application pratique qui, en plus de complexifier l’exercice en cours, va générer des iniquités.

« C’est pire que les 12 travaux d’Astérix», a déclaré Monique Côté. «Une fois de plus, les travailleuses cols blancs de l’île de Montréal et les citoyens vont faire les frais de l’imposante structure émanant des fusions et des défusions. Combien pensez-vous que cela va coûter? Des millions. Et on ne parle même pas des correctifs salariaux », a-t-elle conclu.

Rappelons qu’en juin 2006, Nathalie Normandeau, alors ministre des Affaires municipales, avait assuré que, malgré les difficultés posées par les regroupements de 2002 et la réorganisation de 2006, l’équité serait réalisée dans les meilleures conditions et selon les règles prévues à la Loi sur l’équité salariale.

La responsabilité de la Commission

Les dirigeants syndicaux pointent aussi du doigt l’intransigeance de la Commission de l’équité salariale (CÉS) qui fait passer les procédures avant l’intérêt réel des travailleuses.

« C’est un peu comme si l’arbre cachait la forêt, soutient Lucie Levasseur, présidente du SCFP-Québec. La Commission doit cesser d’être obsédée par la judiciarisation des dossiers et se rappeler quels sont les objectifs fondamentaux de la Loi». Un point de vue partagé par René Roy, «les orientations de la CÉS sont loin de refléter les discussions que nous avons eues avec le ministre du Travail lors des diverses consultations ayant précédé l’adoption des modifications à la Loi. « Rigueur et souplesse» répétait-il. Or, dans la présente  situation, la CÉS a agi sans aucune souplesse ».

Pour en savoir plus : 

www.scfp.qc.ca ou www.sfmm429.qc.ca