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Paul Moist, président national du SCFP, pousse les premiers ministres du Canada à garder le cap sur le front de la réforme des régimes de retraite, alors que ceux-ci se réunissent à Winnipeg pour une rencontre du Conseil de la fédération à compter de demain.

« Depuis six mois, on constate des progrès sur la question de la réforme des régimes de retraite, affirme M. Moist. Il faut maintenant que les provinces embarquent, qu’elles s’engagent à améliorer la retraite de millions de Canadiens qui n’épargnent pas assez pour leurs vieux jours. »

À la suite d’une rencontre des ministres canadiens des Finances en juin, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a annoncé que les ministres « s’entendaient » pour considérer une « amélioration modeste, progressive et entièrement financée des prestations déterminées du Régime de pensions du Canada (RPC). »

Néanmoins, tout amendement au RPC requiert l’appui des deux tiers des assemblées législatives provinciales représentant au moins les deux tiers de la population.

« Du point de vue des politiques sociales, soutient M. Moist, le Canada vit un moment déterminant semblable à ce que c’était il y a 40 ans, lorsqu’il fut décidé que la population canadienne avait droit à des soins de santé universels. Cette fois, nous avons l’occasion d’aider cette génération et celle qui la suivra à vivre une retraite digne. »

« L’heure de cette idée est venue. Les deux tiers des foyers canadiens n’épargnent pas assez pour la retraite. Plus de 11 millions de Canadiens sont sans régime de retraite au travail. De plus en plus de personnes âgées occupent des emplois mal payés pour boucler leur budget. Et les REER, pour ceux qui pouvaient se les permettre, se sont avérés volatils dans une économie troublée.  »

Le RPC constitue le revenu de retraite le plus sûr et fiable. En ce moment, le retraité canadien moyen reçoit de ce régime 502,05 $ par mois. Pour plusieurs, il s’agit de leur seul revenu de retraite. C’est pourquoi le SCFP demande qu’on double progressivement les prestations en augmentant modérément les cotisations des employeurs et des employés.

« Doubler graduellement le RCP représente une augmentation modeste qui assurerait une couverture universelle à tous les travailleurs dans tous les secteurs », affirme M. Moist.

En plus de cette réforme des régimes de retraite, le SCFP demande aux premiers ministres et chefs territoriaux de se pencher sur un certain nombre d’enjeux pressants pendant leur rencontre annuelle : le financement du système de santé publique, l’élimination des plafonds de péréquation, les effets des négociations commerciales avec l’Europe, l’infrastructure canadienne de traitement des eaux et le maintien du questionnaire long de recensement.

  • Lire une des lettres qu’a adressées Paul Moist aux dirigeants provinciaux et territoriaux.