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Le Syndicat des travailleurs municipaux d’Afrique du Sud (SAMWU) vient de mettre fin à une grève générale de sept jours. L’appel à l’action faisait suite au refus de l’employeur de mettre en place un système salarial standard. Pendant sept jours, les membres du SAMWU sont descendus dans la rue pour exiger des salaires équitables pendant que l’équipe de négociations du syndicat discutait ferme avec l’Association des administrations locales d’Afrique du Sud (SALGA).

« Le succès de la grève nationale de sept jours, déclenchée pour que tous les travailleurs municipaux soient payés équitablement, est une grande victoire », a déclaré Paul Moist, président national du SCFP. Les municipalités d’Afrique du Sud exploitaient les travailleurs en leur versant des salaires inférieurs au niveau acceptable. Grâce au moyen d’action entrepris, les membres du SAMWU sont maintenant dotés d’une entente sur les courbes salariales qui entrera en vigueur le 1er juillet 2010.

La grève a été provoquée par le refus de la SALGA d’instaurer un système d’évaluation des emplois classant tous les emplois du secteur. L’absence d’un tel système permettait à chaque municipalité de classer les emplois arbitrairement et d’assigner son propre salaire à ces emplois, une situation qui donnait lieu aux abus à grande échelle et au favoritisme. Même si la SALGA était prête à instaurer un système d’évaluation des emplois, elle ne voulait payer que la moitié des taux du marché pour des postes d’infirmière, plombier, électricien, ingénieur ou technicien. Cette rémunération insuffisante du personnel a entraîné une perte de compétences dans le secteur, les travailleurs allant chercher ailleurs des emplois mieux payés.

Après sept jours de grève générale, la SALGA a accédé aux demandes du syndicat. « Le SCFP est impressionné par ce qu’on fait les membres du SAMWU pour défendre la mise en place d’un système salarial équitable et obliger la SALGA à utiliser ses ressources pour financer la prestation publique de services dans les communautés qu’elle dessert », a ajouté M. Moist.

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