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Selon le sondage, 69,6 pour cent des répondants craignent que la pénurie de main-d’œuvre dans la santé ne s’aggrave, à moins d’une bonification des conventions collectives

Un nouveau sondage montre un solide appui de la population aux travailleuses et travailleurs de la santé dans leur conflit de travail avec le gouvernement de la Saskatchewan et les employeurs du secteur de la santé.

Le sondage Viewpoints Research, commandé par le SCFP, l’UIES et le SGEU, montre que 61,2 pour cent des résidents de la Saskatchewan appuient les travailleuses et travailleurs de la santé, tandis que seulement 21,8 pour cent accordent leur appui au gouvernement et aux employeurs du secteur de la santé.

« Ces résultats confirment ce que nous pensions, c’est-à-dire que la population est fermement en faveur de la conclusion d’une entente équitable pour les travailleuses et travailleurs de la santé », affirme Gordon Campbell, président du Conseil de la santé du SCFP.

Les 25 000 travailleuses et travailleurs de la santé de la Saskatchewan sont sans convention collective depuis plus de deux ans. En décembre, l’Association des organisations de la santé de la Saskatchewan (Saskatchewan Association of Health Organizations ou SAHO) a rompu les négociations. Un mois plus tard, la SAHO présentait une offre finale et annulait les pourparlers de conciliation.

Le sondage téléphonique mené auprès de 402 résidents de la Saskatchewan montre que la plupart des gens (51,2 pour cent) blâment le gouvernement pour la lenteur des progrès vers l’obtention de règlements. Seuls 17,5 pour cent tiennent les travailleuses et travailleurs de la santé responsables.

Bonnie Erickson, du SGEU, se dit heureuse que le public impute au gouvernement et aux employeurs la responsabilité de l’échec des pourparlers et ajoute que la pression publique pourrait aider à dénouer l’impasse.

Le sondage montre aussi que 70 per cent des personnes interrogées craignent que les pénuries de travailleuses et travailleurs de la santé ne s’aggravent si des bonifications aux conventions collectives ne sont pas négociées.

Barb Cape, présidente du SEIUWEST, croit que le sondage montre bien que la SAHO et le gouvernement doivent revenir à la table et négocier un règlement équitable qui offre des solutions aux problèmes de recrutement et du maintien en poste du personnel.

Le sondage, effectué du 15 au 21 avril, est précis à ± 4,9 %, 19 fois sur 20.

Les travailleuses et travailleurs de la santé de la province incluent les aides aux soins spéciaux, les infirmières et infirmiers auxiliaires autorisés, les travailleuses et travailleurs des services de l’alimentation, de la blanchisserie, de l’entretien ménager, de la maintenance, de l’administration, du secrétariat, de la thérapie et des loisirs, ainsi que les technologues et techniciennes et techniciens médicaux.