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Consœurs et confrères,

Nous revoici déjà en mars.  Et pendant que tous les Canadiens attendent le printemps avec impatience, au SCFP, nous nous préparons à une autre série de congrès de division productifs, revigorants et dynamisants.  Nous avons commencé par la Saskatchewan là où nos travailleuses et travailleurs de la santé luttent âprement pour décrocher une nouvelle convention collective. En négociation depuis presque deux ans, le Conseil de négociation des travailleuses et travailleurs de la santé de la Saskatchewan affronte un employeur qui refuse de bouger en se cachant derrière la loi sur les services essentiels adoptée par le gouvernement de la Saskatchewan, une loi qui, dans les faits, retire à nos membres leur droit de grève.  L’employeur exige de nombreuses concessions.  Eh bien, les membres du SCFP ripostent et la Caisse nationale de grève du syndicat est prête à les appuyer dans cette importante bataille charnière.  Jusqu’à maintenant, nous avons soutenu leur campagne pour éviter la grève à hauteur de 263 270 $.  Cet argent sert à payer la publicité, à organiser des rassemblements et à fournir du matériel écrit et promotionnel pour édifier la solidarité des membres et susciter l’appui du public au moment décisif.  Je suis impatient de rencontrer les membres de Saskatchewan au prochain congrès de leur division.  Je sais que j’y verrai beaucoup de solidarité et de détermination à faire reculer les concessions afin que ces travailleuses et travailleurs obtiennent une convention collective acceptable qui reconnaît leur dévouement et le rôle critique qu’ils jouent dans notre système de santé. 

Malheureusement, il se passe à peu près la même chose dans chaque province.  Beaucoup de gouvernements provinciaux semblent déterminés à réduire leur déficit sur le dos des travailleuses et travailleurs du secteur public en restreignant les dépenses et en privatisant toujours plus.  La menace pour nos conventions collectives est très réelle.   Et les services publics, l’accès équitable et la reddition de comptes sont tout aussi menacés, sans parler des coûts qui augmentent pour le public.  Mais heureusement, le SCFP est plus décidé que jamais.  Notre orientation stratégique renouvelée nous guide grâce à des projets qui consolideront notre effectif comme « L’Année des délégués syndicaux », la lutte pour les régimes de retraite, un militantisme accru dans l’arène politique, la lutte contre la privatisation et les négociations intelligentes.  Et tout comme notre détermination se reflète dans nos plans stratégiques, notre niveau de préparation se reflète dans nos finances. 

À ce chapitre, nous amorçons l’année 2010 en terrain solide.  Comme je l’ai mentionné précédemment, le même contexte économique qui nous impose des défis en matière de lutte pour les services publics peut aussi être problématique pour les revenus du syndicat.  Nous ne nous attendons pas à ce que nos revenus continuent à croître au même rythme qu’au cours des dernières années.  La récession aura des effets sur la croissance des services publics et donc sur la croissance de notre effectif.  Elle aura aussi des répercussions sur les salaires, et donc sur la capitation.  Nous ne perdrons pas de revenus, mais notre croissance ralentira quelque peu.  Toutefois, il y a un délai entre le sommet de la récession et les effets sur les revenus du SCFP qui est très difficile à prévoir.  En fin de compte, nos états financiers non vérifiés pour 2009 révèlent un léger surplus de 2,6 millions de dollars.

Ce surplus en étonnera peut-être certains, parce que j’avais signalé en décembre qu’à la conclusion de notre troisième trimestre, nous étions en situation de léger déficit.  À l’époque, nous pensions que la récession commençait à montrer ses effets sur les finances du SCFP.  Nous avions alors prédit que notre résultat de fin d’exercice nous donnerait un surplus d’autour de 1 million de dollars.  Mais ce scénario ne s’est pas avéré.  Une analyse détaillée du résultat de fin d’exercice montre qu’un certain nombre de facteurs contributifs, tant du côté des revenus que du côté des dépenses, se sont combinés pour créer la différence entre le résultat du troisième trimestre et celui de la fin d’exercice.  Les faits saillants de l’écart entre les revenus et les dépenses sont présentés plus loin et les détails apparaissent dans les états financiers eux-mêmes.  Cependant, pour résumer, les revenus de capitation sont légèrement supérieurs au budget compte tenu des rajustements du marché dans certaines régions.  Les dépenses sont inférieures au budget, l’écart le plus important étant pour les salaires, parce qu’il y a des postes vacants et des postes non pourvus, surtout au bureau national. 

La variation entre le troisième trimestre et la fin d’exercice, qui nous a fait passer d’un léger déficit à un surplus de 2,6 millions de dollars, est due en grande partie à deux petites questions de comptabilité qui ont eu de grandes conséquences.  La première a trait à l’écriture des coûts engagés pour les conseillers syndicaux temporaires, qui est effectuée manuellement.  Une erreur dans ce processus manuel a entraîné une variation de plus de 500 000 $ par rapport aux états financiers du troisième trimestre.  Notre nouveau système informatisé des ressources humaines diminuera la possibilité de telles erreurs et nous comptons que le système sera entièrement en fonction cette année.  Deuxièmement, l’affichage des revenus des sections locales liquidées après cinq ans donne un autre gain de 500 000 $.  Nous avons toujours affiché ces revenus à la fin de l’exercice et nous songeons à revoir notre comptabilité pour les suivre tout au long de l’année. 

Enfin, sur un surplus budgétaire de 2,6 millions de dollars, nous nous retrouvons avec un solde du Fonds montrant un surplus de 1,9 million de dollars à la fin de 2009.  Le solde du Fonds est le total de tous les surplus et déficits de l’historique du SCFP et tient compte de l’argent mis de côté pour des fins structurelles, comme les projets d’immobilisation, le fonds de riposte et le congrès national.  Autrement dit, notre situation financière demeure saine au moment où nous nous préparons à relever les défis posés par la récession.  Je vous présente maintenant les détails de nos finances et de nos opérations jusqu’à maintenant.
  

Respectueusement soumis,

Le secrétaire-trésorier national,

CLAUDE GÉNÉREUX