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Armés de faits nouveaux tirés du rapport du vérificateur général de la Nouvelle-Écosse, les travailleuses et travailleurs des conseils scolaires du Nouveau-Brunswick reprennent de plus belle leur lutte contre deux écoles en PPP.

À un rassemblement tenu récemment, les membres des sections locales 824 et 1253 du SCFP ont fait brûler de faux billets devant une école en construction de Moncton pour faire comprendre leur message : en privatisant les écoles, on brûle les fonds publics. En outre, le PPP menace des emplois qui soutiennent la collectivité.

« Nous voulons que les écoles appartiennent aux contribuables du Nouveau-Brunswick et non à des multinationales qui nous les reloueront tout simplement dans 30 ans, » a déclaré Danny Légère, président du SCFP-Nouveau-Brunswick.

Au début du mois, le vérificateur général de la Nouvelle-Écosse révélait que les complications créées par les contrats des 31 écoles en PPP de la province coûtent des millions de dollars aux contribuables.

La mauvaise gestion des contrats des écoles en PPP n’est pas un problème nouveau. Lorsque le gouvernement conservateur a annoncé qu’il renonçait aux projets d’écoles en PPP en 2000, Neil Leblanc, alors ministre des Finances, avait souligné que le coût des contrats en PPP, « déjà généreux », avait augmenté d’encore 32 millions de dollars après leur signature.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick ne tient pas non plus compte des faits qui sont dans sa propre cour. Le rapport du vérificateur général de 1998 sur l’école en PPP Evergreen Park de Moncton révélait que l’établissement avait coûté 900 000 $ de plus que si son financement et sa propriété avaient été publics.

Le vérificateur provincial laissait entendre que le gouvernement avait surestimé certains coûts pour rendre le PPP plus attirant. Cette fois-ci, le premier ministre Shawn Graham affirme que la privatisation des écoles permettra d’économiser « environ 12 millions de dollars », mais les chiffres qui pourraient étayer ses dires n’ont pas été rendus publics.