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Des rapports montrent les lacunes des partenariats public-privé au Canada

BURNABY – Les preuves sont de plus en plus accablantes : la privatisation est une arnaque pour les contribuables. C’est pourquoi l’examen du processus des partenariats public-privé (PPP) en Colombie-Britannique par son vérificateur général arrive à un moment opportun, selon le Syndicat canadien de la fonction publique.

En décembre, le vérificateur général de la Colombie-Britannique, John Doyle, a fait savoir au Comité des comptes publics de la législature de sa province qu’il se penchait sur les PPP.

Les rapports de ses homologues du Québec et de l’Ontario pourraient être utiles à l’enquête de M. Doyle, car ils critiquent vigoureusement les méthodes employées par Partnership BC (l’agence de privatisation du gouvernement de la C.-B.) et les autres organismes du même type pour promouvoir les PPP. Par ailleurs, les analyses menées par l’économiste Marvin Shaffer et les juricomptables Ron Parks et Rosanne Terhart, aussi de la Colombie-Britannique, mettent en doute les affirmations du gouvernement provincial selon lesquelles les PPP feraient économiser de l’argent aux contribuables.

« Le gouvernement provincial et «Partnership BC» se lancent à plein régime dans les projets de PPP, malgré les preuves de plus en plus abondantes montrant que ces projets détroussent les contribuables. Il faut une enquête véritablement indépendante du vérificateur général de la Colombie-Britannique », affirme Barry O’Neill, président du SCFP-C.-B.

Les vérificateurs généraux du Québec et de l’Ontario ont tous deux remis en question certains aspects centraux des PPP, dont le transfert de risque et le financement. Le vérificateur général du Québec croit que les organismes comme « Partnership BC » prétendent fournir des analyses objectives alors qu’elles collaborent étroitement à l’élaboration de projets qui favorisent la privatisation au détriment du système public.

« Il est manifeste que les dés sont pipés en faveur de la privatisation et que l’intérêt public est mis de côté. Et le vérificateur général devrait s’en inquiéter », conclut M. O’Neill.

Le SCFP a fait parvenir au vérificateur général et au Comité des comptes publics de la Colombie-Britannique un sommaire des arguments de plus en plus nombreux qui militent contre les PPP; on peut trouver ces notes d’information à www.keepitpublic.ca (en anglais seulement)

Source :

Barry O’Neill, président du SCFP-C.-B. : 604 340-6768                                               Roseanne Moran, conseillère aux communications, SCFP national : 778 835-7537